Société, Culture

Ces dossiers chauds au menu de Sonko

Le Premier ministre, Ousmane Sonko, et les membres de son gouvernement sont attendus à l’Assemblée nationale, le mardi 24 février prochain, pour une séance de questions d’actualité qui s’annonce tendue. Ce face à face entre le gouvernement et les députés, représentants du peuple, interviennent dans un contexte de crise universitaire, avec la mort d’un étudiant en 2e année de médecine à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, les grèves dans les secteurs de la santé et de l’éducation avec l’alliance And Guesseum et le G7 qui en sont à leur énième plan d’actions. En outre les députés ne manqueront pas d’évoquer l’actualité liée aux dossiers judiciaires dont l’affaire de présomptions homosexuels et l’État qui engage la réforme du Code pénal pour le durcissement des peines contre les coupables d’actes contre nature.

Ousmane Sonko fera à nouveau face aux députés. Le Premier ministre et son gouvernement sont attendus à l’Assemblée nationale, le mardi 24 février 2026, pour répondre aux questions (d’actualité) des parlementaires. Entre autres actualités au menu, la situation tendue dans les universités et ISEP avec des mouvements d’humeurs des étudiants qui ont résultat, à Dakar, sur la mort d’un étudiant en 2e année de médecine lors des affrontements avec les Forces de l’ordre, il y a plus d’une semaine. Des médias informent déjà que, selon des sources proches de la Primature, les députés vont notamment interpeller le chef du gouvernement et son équipe sur les mesures préconisées pour résoudre la crise universitaire et sur l’enquête concernant le décès de l’étudiant Abdoulaye Bâ.

La question des bourses des étudiants, avec le malentendu sur la question des rappels que les bénéficiaires croient supprimés alors que les autorités parlent de rééchelonnement pour permettre à l’étudiant de percevoir son dû 12 mois sur 12 et en adéquation avec l’année universitaire, sera également au cœur des débats. Y compris d’autres revendications des étudiants dont l’amélioration de leurs conditions de vie et d’étude.

Au-delà de la situation dans les universités, la paralysie de l’école avec les syndicats les plus représentatifs du secteur de l’éducation réunis au sein du G7 qui déroulent, jusqu’à hier vendredi, ses plans d’actions marquées par des débrayages suivis de grèves totales presque chaque semaine ainsi que la série de mouvements d’humeur des syndicats de la santé regroupés autour de l’alliance And Guesseum risquent d’occuper une place de choix aussi dans les échanges. En outre, l’actualité oblige. La question de l’homosexualité, avec des vagues d’arrestations dans deux dossiers dont l’un concerne un réseau entretenu par un français, pourrait également s’inviter aux débats. Ce n’est pas tout. Les députés pourraient également soulever la question de la criminalisation de l’homosexualité, un sujet qui fait débat au Sénégal et qui a déjà provoqué des tensions au sein de la société sénégalaise. Les affaires judiciaires liées à l’homosexualité présagent se multiplier ces derniers temps, et les députés vont certainement demander des explications au gouvernement qui a déjà annoncé la réforme du Code pénal pour durcir les sanctions.

Etant en terrain bien connu, pour avoir été député et fait face aux représentants du à plusieurs reprises pour ce genre d’exercice, cette séance sera une autre occasion pour le Premier ministre et son gouvernement de peuple de démontrer sa capacité à gérer les dossiers sensibles et à répondre aux préoccupations des Sénégalais, dans le strict respect du “jub, jubal, jubbanti” qui fonde l’action gouvernementale. Les députés quant à eux sont attendus pour assurer pleinement leurs missions, dont le contrôle de l’action gouvernementale, sans complaisance partisane, pour le bien du peuple qu’ils représentent. Quitte à mettre la pression sur le gouvernement pour obtenir des réponses claires et des promesses d’engagement pour résoudre les problèmes qui assaillent le pays. Quid de la polémique née du soutien (ou non) de l’État du Sénégal, à travers le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye à la candidature de l’ancien président Macky Sall, au poste de Secrétaire général des Nations Unies ? Laquelle serait accueillie par l’Union Africaine (UA). La séance ne sera donc pas de tout repos, ce mardi, à l’Assemblée nationale.

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