Politique

Les cartels font la loi au Mexique, ces sélections qui risquent gros y jouent

Quatre mois avant le début de la Coupe du monde de football 2026, prévue du 11 juin au 19 juillet 2026, le Mexique traverse une phase de fortes tensions sécuritaires. La mort de Nemesio Oseguera, alias “El Mencho”, leader du Cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG), a provoqué une série de violences dans plusieurs États du pays, notamment dans la région de Guadalajara, une des villes appelées à accueillir les matches du tournoi. Barrages routiers, véhicules incendiés et perturbations importantes ont été signalés dans les heures qui ont suivi l’opération, ravivant les interrogations sur la sécurité des équipes et des supporters attendus cet été.

Organisée conjointement avec les États-Unis et le Canada, l’édition 2026 devrait marquer un tournant historique avec une organisation à trois pays. Côté mexicain, trois villes ont été retenues : Guadalajara, Monterrey et Mexico. Les matchs doivent se dérouler dans trois lieux emblématiques : l’Estadio Akron, l’Estadio BBVA et le mythique Estadio Azteca, qui accueillera notamment le match d’ouverture sur le sol mexicain.

De grandes affiches prévues au Mexique

Selon le calendrier établi par la FIFA, plusieurs équipes nationales doivent jouer au Mexique lors de la phase de groupes. À Mexico, l’Estadio Azteca accueillera le Mexique contre l’Afrique du Sud, ainsi qu’une rencontre entre l’Ouzbékistan et la Colombie. Une autre affiche de groupe impliquant le Mexique et une qualification européenne issue des barrages est également prévue dans la capitale.

À Guadalajara, l’Estadio Akron accueillera une confrontation entre la Corée du Sud et un adversaire encore à déterminer, un match de la Colombie contre un qualifié pour les barrages, ainsi qu’une affiche très attendue entre l’Uruguay et l’Espagne. A Monterrey, l’Estadio BBVA doit accueillir une rencontre entre la Tunisie et un qualifié européen, un duel Tunisie-Japon, ainsi qu’un match entre l’Afrique du Sud et la Corée du Sud. La ville doit également être le théâtre d’un match à élimination directe en huitièmes de finale.

En tant que pays hôte, le Mexique est automatiquement qualifié et figure dans un groupe comprenant l’Afrique du Sud, la Corée du Sud et une sélection européenne issue des barrages, qui comprend des nations comme l’Irlande, la République tchèque, le Danemark et la Macédoine du Nord. Plusieurs grandes équipes internationales de football sont donc directement touchées par la situation sécuritaire actuelle.

Une préoccupation croissante

Officiellement, aucune réunion n’a été remise en cause. Les autorités mexicaines affirment travailler depuis plusieurs mois avec la FIFA pour mettre en place des mesures de sécurité renforcées, notamment une extension des systèmes de vidéosurveillance, un déploiement accru de la Garde nationale et des forces armées, ainsi qu’une coordination internationale avec les deux autres pays hôtes.

Cependant, la rapidité et l’ampleur des violences survenues après la mort de « El Mencho » ont mis en évidence la capacité des organisations criminelles à perturber les routes stratégiques et les centres urbains en peu de temps. Certains matches du championnat local, la Liga MX, ont également été reportés suite aux troubles.

Dans ce contexte, les sélections appelées à jouer au Mexique – dont l’Afrique du Sud, la Corée du Sud, le Japon, l’Espagne, l’Uruguay, la Colombie, la Tunisie ou encore des équipes européennes issues des barrages – se retrouvent indirectement exposées aux incertitudes liées à la situation sécuritaire. A l’approche du tournoi, la question centrale reste celle de la capacité des autorités à garantir un environnement stable et sécurisé pour un événement suivi par des milliards de téléspectateurs à travers le monde.

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