Les membres du nouveau conseil d’administration se familiarisent avec le projet

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le Groupe de la Banque africaine de développement ont tenu, les 19 et 20 février 2026 à Abidjan, une séance d’orientation et d’information sur le processus d’intégration des 10 membres du nouveau Conseil d’administration de l’Autorité de gestion du corridor Abidjan-Lagos (ALCoMA).
Selon un communiqué, le Conseil d’Administration a été officiellement installé et a prêté serment en décembre 2025, lors de la 22e réunion du Comité Ministériel de Pilotage du projet d’aménagement de l’autoroute du corridor Abidjan-Lagos.
La séance d’information a permis de présenter le traité relatif au corridor : la vision, le statut supranational et les objectifs de haut niveau adoptés par les chefs d’État des cinq pays traversés (Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Bénin et Nigeria), ainsi qu’une synthèse des études techniques de l’autoroute Abidjan-Lagos. Les membres du nouveau conseil d’administration ont également été initiés aux aspects économiques et de facilitation du commerce et des transports, aux initiatives de développement spatial, y compris les projets liés à la chaîne de valeur, à la logistique et aux pôles d’ancrage économique, ainsi qu’aux services de communication et de visibilité.
Concernant le cadre institutionnel et juridique régissant le projet de corridor, notamment le régime juridique (traité, accord intergouvernemental, projet d’accord international) ayant créé le corridor Abidjan-Lagos et son autorité de gestion, le Conseil d’Administration a procédé à une première revue de son règlement intérieur, de sa charte et du processus de recrutement du Directeur Général, des administrateurs et autres membres du personnel technique de l’ALCoMA.
La délégation de la CEDEAO, conduite par le directeur des transports, Chris Appiah, a souligné l’importance de l’approche intégrée du corridor économique qui combine développement des infrastructures, facilitation et développement économique et social. Il a invité les différentes parties prenantes “à ne ménager aucun effort pour que ce projet devienne réalité dans un avenir proche. Une autoroute sans frontières propulsera le développement de toute la région”.
Mike Salawou, directeur du département des infrastructures et du développement urbain au Groupe de la Banque africaine de développement, a salué la CEDEAO et les pays membres du corridor pour avoir franchi l’étape importante de l’installation et de l’intégration du Conseil d’administration de l’Autorité qui démarre ses activités. Il a souligné le potentiel de transformation du projet et a assuré le Conseil et la Commission de la CEDEAO de l’engagement du Groupe de la Banque à jouer son rôle d’arrangeur principal mandaté, aux côtés de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BiDC) ainsi que de toutes les parties prenantes, pour faciliter la mobilisation et le financement du corridor. “Nos concitoyens attendent que nous parcourions ce corridor, pour exercer leurs activités socio-économiques et faciliter les échanges commerciaux dans notre sous-région”, a souligné M. Salawou.
En fin de séance, les délégations ont effectué une visite de terrain au quatrième pont d’Abidjan, projet phare de mobilité urbaine qui a contribué à désengorger la ville d’Abidjan en désengorgeant les populations de la plus grande commune de Côte d’Ivoire, Yopougon, peuplée d’environ deux millions d’habitants.
Pour construire cet ouvrage, le Groupe de la Banque africaine de développement avait mobilisé environ 600 millions d’euros et attiré d’autres bailleurs de fonds comme l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) et le Fonds pour l’environnement mondial qui ont contribué respectivement à hauteur de 103 millions d’euros et 6,4 millions d’euros.
L’autoroute du corridor Abidjan-Lagos est une route supranationale de 1 028 kilomètres qui vise à devenir un moteur économique et industriel clé en Afrique de l’Ouest d’ici 2030. Le Groupe de la Banque joue un rôle pionnier dans le développement de ce corridor et a déjà fourni une assistance technique et 25 millions de dollars américains pendant la phase de préparation qui est presque terminée.
Adou Faye



