Sans l’éthique de la vérité, même la foi est vaine

” L’engagement pris par Ousmane Sonko était bien la criminalisation de l’homosexualité et non le durcissement de la peine. Il a encore ravalé son vomi. Le Peuple attendait un engagement plus ferme : la criminalisation. Mais au final : il a préféré le délit trahissant une fois de plus sa promesse criminalisante.
Ousmane Sonko, qui a toujours bâti sa réputation sur une stratégie de mensonge et de manipulation à travers des discours populistes, des accusations infondées, des déclarations grotesques et non factuelles, semble même défendre les homosexuels. Il est même allé loin, menaçant de prison ceux qui divulgueraient dans les médias la séropositivité d’homosexuels.
Monsieur le Premier Ministre, vos menaces ne serviront à rien. Personne ne nous fera taire. Encore moins toi. Il s’agit d’un problème de santé publique. Tout Sénégalais a le droit de savoir ce qui se passe, d’en comprendre les contours et d’être informé, sans tabou. Sortez de vos histoires de vendeurs de roses et d’illusions, ici les émotions ne passent pas. La protection de la société prime sur vos considérations émotionnelles. Vous êtes libre de choisir la protection des homosexuels vivant avec le VIH et de leurs familles plutôt que celle de la communauté. Ces actes d’une telle gravité ne peuvent susciter la complaisance ou l’indulgence, encore moins un plaidoyer favorable dicté par l’émotion.
Mais votre attitude ne nous surprend guère. Ainsi, dire d’un individu qu’il se transige facilement revient à désigner quelqu’un sans scrupules qui n’hésite pas, à l’occasion, à revenir sur sa parole, à trahir ou à s’affranchir de ses promesses ainsi que de toutes les règles qui régissent le jeu politique afin de conserver pour lui une position avantageuse, ou d’obtenir des ressources dont la conformité à une morale l’aurait privé… Le déni et la « cire waxeet » est pour Sonko, ce que le lait maternel est pour le bébé. Ce n’est donc pas maintenant qu’il va lâcher ce sein de fabrication qui l’a propulsé politiquement. Mais qu’attendez-vous, quand vous avez le virus du déni dans votre ADN, vous ne pouvez rien faire d’autre que mentir.
Concernant les violents incidents survenus à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) et qui ont entraîné la mort d’Abdoulaye Bâ, vous avez affirmé avoir donné l’ordre d’assiéger le campus social. « Si c’était à refaire, je n’hésiterais pas », supposez-vous. Au-delà des 80 morts entre 2021 et 2024 (combat mortel), vous portez sur votre dos la mort du jeune étudiant Abdoulaye Bâ. Vous êtes responsable au sens latin du terme de sa mort et tôt ou tard, vous répondrez de vos actes devant la justice de Dieu et celle des hommes.
Monsieur le Premier ministre Ousmane Sonko, lorsque vous accusiez le président Macky Sall, nos forces de défense et de sécurité, nos magistrats, le président Moustapha Niasse, feu Moustapha Ba, Farba Ngom etc…, ces derniers n’avaient-ils pas des parents, des familles ?
Mouhamadou Lamine Massaly
Président du parti UNR



