« Tout élève pris en flagrant sera traduit devant la justice »

Le Ministère de l’Éducation nationale augmente le ton face aux perturbations enregistrées ces derniers jours dans plusieurs établissements scolaires de Dakar. Dans un communiqué fermé, les services du ministre Moustapha Guirassy préviennent que tout élève pris en flagrant délit de destruction ou de perturbation des enseignements sera immédiatement traduit devant la justice, en plus de s’exposer à de lourdes sanctions administratives.
Selon le ministère, des groupes d’élèves, invoquant un soutien au mouvement des étudiants, ont investi plusieurs établissements relevant de l’Inspection de l’Éducation et de la Formation (IEF) de Dakar-Plateau. Parmi les écoles citées figurent les lycées Abdoulaye Maturin Diop, Ahmet Sy Malick, Blaise Diagne, Thierno Birahim Mbacké, Awa Balla Mbacké ainsi que Ousmane Diop Coumba Pathé.
D’après les autorités, ces groupes auraient procédé au déguerpissement systématique de leurs camarades, parfois par la violence, avec usage de jets de pierres. Au-delà de l’interruption des cours, des dégâts matériels importants auraient été constatés sur les infrastructures scolaires.
Tolérance zéro et recours aux forces de sécurité
Face à cette situation jugée « inacceptable », le ministère annonce qu’il prendra, en coordination avec les autorités administratives et les Forces de défense et de sécurité, toutes les dispositions nécessaires pour sécuriser les établissements et garantir la continuité des enseignements.
Le communiqué est explicite : « Tout élève pris en flagrant délit de destruction d’infrastructures scolaires ou de perturbation des enseignements sera immédiatement traduit devant la justice. » Cette orientation marque un durcissement dans la gestion des troubles en milieu scolaire.
Outre les poursuites judiciaires, des sanctions administratives sont prévues. Elles pourront aller jusqu’à l’exclusion définitive de l’établissement concerné ou à la radiation des listes de candidats aux examens pour les élèves concernés.
Le ministère précise également que les parents d’élèves seront mis face à leurs responsabilités, soulignant la nécessité d’un encadrement renforcé pour prévenir de nouveaux débordements.
Le département de l’Éducation nationale appelle l’ensemble de la communauté éducative — Inspecteurs d’Académie, Inspecteurs de l’Éducation et de la Formation, chefs d’établissement, enseignants et associations de parents d’élèves — à faire preuve d’une vigilance accumulée sur toute l’étendue du territoire.
Les autorités administratives, notamment les gouverneurs, préfets et sous-préfets, sont également invitées à renforcer leur appui pour la sécurisation de l’espace scolaire. Le ministère insiste sur la nécessité de signaler systématiquement tout élève ou individu perturbateur.
Dans cette dynamique, des dispositifs de surveillance renforcés seront déployés, incluant la présence d’éléments des forces de sécurité, en tenue ou en civil, afin de prévenir les actes de violence et d’appréhender les fauteurs de troubles au sein des établissements.



