Les Piques de l’As de ce vendredi 27 février 2026

Mise en accusation de Moussa Bocar Thiam aujourd’hui
Les députés de l’Assemblée nationale sont attendus en séance plénière aujourd’hui à 10 heures pour une réunion exceptionnelle consacrée à un dossier à forte portée politique et judiciaire. L’annonce a été faite par la direction de la communication de l’institution parlementaire. Au cœur de cette séance figure l’examen des conclusions du projet de résolution portant sur la mise en accusation devant la Haute Cour de Justice de l’ancien ministre de la Communication, Moussa Bocar Thiam. Selon la procédure en vigueur, l’adoption de cette résolution par les parlementaires constituerait une étape décisive ouvrant la voie à d’éventuelles poursuites devant la juridiction compétente pour juger les membres ou anciens membres du gouvernement pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions.
Marche pour la libération des 18 sympathisants ce samedi
Le collectif de soutien des supporters emprisonnés au Maroc est monté au créneau pour dénoncer leur condition de détention. ARufisque, ils affirment que les détenus souffrent de malnutrition et de conditions de vie précaires. Face à ce qu’ils qualifient d’échec diplomatique majeur, des citoyens se mobilisent pour pallier l’absence d’assistance consulaire régulière, soulignant que les autorités ne leur ont rendu visite qu’à deux reprises depuis leur arrestation. Pour contester ces détentions jugées arbitraires, un grand rassemblement est organisé ce 28 février 2026. Le rendez-vous est fixé au rond-pointJet d’eau de Liberté 6 pour une marche pacifique. L’objectif est de mettre la pression sur l’ambassade du Maroc, où un mémorandum a déjà été déposé, mais aussi sur le gouvernement sénégalais pour qu’il active des leviers de négociation plus fermes. Les organisateurs préviennent : cette journée n’est qu’une étape. Si aucune avancée concrète vers une libération n’est constatée, le mouvement prévoit de passer à la «vitesse supérieure» avec des actions de plus grande envergure.
Le député Thomas Faye a reçu l’aval de Sonko
Il n’y a qu’Ousmane Sonko qui peut sauver le Président Bassirou Diomaye Faye d’un boycott des maires et députés. Invité par le chef de l’Etat comme ses collègues, le député Thomas Faye a d’abord sollicité l’avis de Sonko avant de donner une suite favorable à l’invitation de Diomaye. Sur sa page facebook, le parlementaire écrit: «qu’avec la bénédiction du Président de Pastef, Ousmane Sonko, demain (Ndlr, aujourd’hui) inch’Allah je compte aller répondre à l’invitation de «Ndogu» du frère patriote Bassirou Diomaye Faye, par ailleurs président de la République». Il précise qu’il n’y va pas pour une visite des lieux ni pour une séance de photo et encore moins pour meubler le décor. «Mais j’y vais pour saisir l’opportunité d’échanger avec lui sur les sujets qui intéressent le parti et le peuple, dans la vérité, pour la vérité et rien que la vérité», soutient le député Thomas Faye.
Terrassement de la lagune de Mballing
Les Mbourois ont une nouvelle fois été mis devant le fait accompli. Des bulldozers ont commencé, depuis quelques jours, des travaux de terrassement au niveau de la lagune de Mballing. Ces actes, qui constituent une destruction de l’écosystème formé par une mangrove très dense, ont suscité de nombreuses dénonciations. Malgré cela, le promoteur n’avait pas interrompu les travaux. La mairie ainsi que les associations de protection de l’environnement ont saisi les autorités afin de mettre un terme à cette destruction à grande échelle. Informés de la situation, les agents des Eaux et Forêts, accompagnés d’éléments de la police, se sont rendus sur les lieux. Trois personnes présentes sur le site ont été interpellées et les moteurs ont été immobilisés. Le chef de la brigade centrale a procédé à l’interpellation des trois individus qui disposaient d’un permis de coupe daté du 26 décembre 2017. La pelle mécanique trouvée sur les lieux a été saisie et conduite au service des Eaux et Forêts. Pour rappel, dès 2018, la population de Mbour associations sportives, associations culturelles et hommes politiques de toutes obédiences avait organisé une marche pour exiger l’arrêt des travaux, jugés menaçants pour l’écosystème. À la suite de cette mobilisation, le président de la République, Macky Sall, avait exigé la suspension des travaux. Alors que beaucoup pensaient que le problème était définitivement réglé, le promoteur est revenu à la charge.
Les syndicalistes de la RTS quittent la table des négociations
À la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS), le dialogue social reste dans l’impasse. La réunion ce jeudi 26 février entre la direction générale et les représentants de l’Intersyndicale SYNPICS–SYNPAP n’a finalement pas permis d’apaiser les tensions. Présents malgré des irrégularités signalées dans les convocations, les délégués syndicaux ont décidé de se retirer de la séance en cours de route. En cause : l’absence de priorité accordée à la question de l’«Accord d’entreprise», considérée comme centrale par les travailleurs. Ce geste de rupture, assumé par l’Intersyndicale, se veut un signal fort précisé à la direction. Les syndicats réaffirment leur détermination à obtenir la levée, sans délai ni condition, de la suspension de cet accord qu’ils jugent essentiel pour la protection des droits des agents. Dans leur communiqué, les organisations syndicales réitèrent enfin leur engagement à défendre les intérêts matériels et moraux du personnel et appellent l’ensemble des travailleurs à maintenir la mobilisation pour la suite du mouvement.
Suivi régulier de la carrière des agents
Le Ministère de l’Éducation nationale du Sénégal a procédé à la signature d’une nouvelle série d’arrêtés d’admission définitive, dans le cadre du suivi régulier de la carrière des agents. Cette décision s’inscrit dans la politique de résorption progressive des dossiers en instance engagée depuis plus de deux ans par l’autorité ministérielle. Au total, 22 arrêtés ont été signés, concernant 3 284 agents. Dans le détail, 8 arrêtés portent sur le CEAP, pour 544 bénéficiaires, tandis que 14 arrêtés concernent le CAP, au profit de 2 740 agents. Cette nouvelle étape prolonge les efforts déjà consentis ces dernières années. Entre 2024 et 2025, l’administration avait en effet publié 83 arrêtés, permettant la régularisation de la situation de 10 512 agents, selon les services compétents. L’exploitation et la validation des arrêtés sont assurées en continu par les structures techniques, en collaboration avec les services centraux et déconcentrés. Le traitement dépend notamment de la transmission des procès-verbaux d’examen par les inspections d’académie. Chaque dossier suit un processus strict comprenant l’exploitation technique, les validations juridiques et administratives, le contrôle budgétaire, ainsi que les visas des services compétents du ministère chargé des Finances, avant la signature du ministre et l’enregistrement officiel. Selon la même source, les arrêtés seront disponibles dès leur numérotation, prévue en début de semaine. Leur mise à disposition permettra aux agents concernés de poursuivre leurs démarches administratives et l’évolution de leur carrière.
Reprise des cours à l’UCAD
La Faculté des Sciences et Techniques (FST) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a annoncé dans un communiqué le démarrage des enseignements de l’année académique 2025- 2026 à compter du lundi 2 mars 2026. L’information est contenue dans une note officielle signée par le Doyen, destinée à l’ensemble des étudiants. Selon le document, la reprise des activités pédagogiques se fera en deux phases. Dans un premier temps, du 2 au 12 mars, les enseignements seront assurés exclusivement à distance à travers la plateforme de Formation à distance (FAD) de la faculté. Cette période transitoire vise à permettre une reprise progressive du cours avant le retour en présentiel. La deuxième phase interviendra à partir du lundi 16 mars à 8 heures, avec le démarrage effectif des cours en présentiel dans les locaux de la FST, marquant ainsi le retour complet à la normale pour les activités académiques. Par ailleurs, la faculté précise que les examens de rattrapage de l’année académique 2024-2025, couvrant les semestres 1 et 2, se tiendront du 2 au 14 mars 2026. Cette période coïncidera donc avec le lancement des enseignements, impliquant une organisation particulière pour les étudiants concernés. À travers cette programmation, la Faculté des Sciences et Techniques entend assurer une reprise structurée des activités pédagogiques tout en permettant aux étudiants en situation de rattrapage de régulariser leur parcours académique.
Création de l’ADAFP
Une quarantaine de partis politiques, d’organisations d’obédience libérale et d’acteurs de la société civile ont annoncé la création de l’Alliance démocratique africaine pour la Liberté et le Progrès (ADAFP) à l’issue d’une rencontre tenue du 12 au 14 février 2026 à Casablanca, au Maroc. Selon le communiqué, cette nouvelle plateforme continentale ambitionne de renforcer la coopération entre les forces démocratiques, libérales et progressistes africaines autour d’une vision commune : « construire l’Afrique par et pour les Africains ». Les organisations fondatrices, issues d’une vingtaine de pays, disent s’inspirer des véritables libertés, de droits humains et de progrès social portés par la Charte du Mandé. La première assemblée constitutive a procédé à la mise en place du comité exécutif. La présidence de l’Alliance a été confiée au Sud-Africain Mmusi Maimane, leader du parti Build One South Africa (BOSA), reconnu pour son engagement en faveur de l’inclusion économique des jeunes et des femmes sur le continent. Dans sa réaction, le parti sénégalais LDR YEESAL a salué la matérialisation de cette alliance continentale. La formation politique s’est notamment félicitée de l’élection de son premier vice-président, Mouhamadou Faye, au poste de vice-président de l’ADAFP. Le parti y voit une reconnaissance du rôle joué par son président Modou Diagne Fada dans la promotion du libéralisme en Afrique, mais aussi du positionnement du Sénégal comme pôle de référence en matière de démocratie et d’État de droit.


