Société, Culture

cette décision radicale de l’Iran fait trembler les marchés asiatiques

La montée des tensions au Moyen-Orient commence à peser lourdement sur l’économie mondiale. L’escalade du conflit, combinée aux récentes décisions stratégiques de l’Iran, suscite de vives inquiétudes quant à l’approvisionnement énergétique et à la résurgence de l’inflation.

L’annonce par l’Iran de la fermeture du détroit d’Ormuz a provoqué une onde de choc sur les marchés. Le général de brigade Ibrahim Jabbari, conseiller du commandant en chef des Gardiens de la révolution iranienne, a été catégorique : tout navire tentant de traverser cette voie stratégique sera attaquée. Ce détroit, qui relie le Golfe Persique à la mer d’Oman, est vital pour le commerce mondial. Environ 20 % des exportations mondiales de gaz naturel liquéfié (GNL) et transitantes, notamment la quasi-totalité des exportations du Qatar. Les économies asiatiques sont particulièrement vulnérables ; le Japon dépend de cette route pour 72 % de ses importations pétrolières, la Corée du Sud pour 65 %, tandis que la Chine et l’Inde en dépendent à environ 50 %.

Face à cette menace sur l’approvisionnement, les cours du pétrole ont bondi. Le baril de Brent s’est clôturé avec une hausse de 7 %, atteignant 78,2 dollars, avant de poursuivre sa progression à 79 dollars. Selon les analystes de l’agence Anadolu, cette flambée des prix de l’énergie pourrait, à moyen terme, gonfler les coûts de l’industrie manufacturière mondiale et raviver les pressions inflationnistes.

Les marchés financiers ont immédiatement réagi à ces signaux d’alarme. En Asie, l’indice Kospi en Corée du Sud a chuté de plus de 5 %, impacté par les craintes liées à l’approvisionnement énergétique de son industrie. Le Nikkei 225 japonais a également reculé de 2,9 %. En Europe, les principales places boursières ont ouvert en territoire négatif, avec des baisses notables à Paris (-2,17 %) et à Francfort (-2,42 %). Aux États-Unis, bien que le Nasdaq ait légèrement progressé, le Dow Jones a reculé et les contrats à terme prolongeront une ouverture dans le rouge.

Côté américain, le président Donald Trump a évoqué la durée de l’offensive en Iran, affirmant que le calendrier était « plus favorable que prévu ». Il a toutefois averti que les États-Unis avaient « les capacités pour prolonger l’effort si nécessaire ». Trump a également désigné le programme de missiles balistiques iraniens comme une menace majeure pour les forces américaines déployées à l’étranger. Cette déclaration intervient dans un climat de nervosité, marqué par l’évacuation récente du personnel diplomatique américain de plusieurs pays de la région.

Face à cette crise, les secteurs de la défense et de l’énergie tirent leur épingle du jeu. Les actions du groupe énergétique norvégien Var Energi ont grimpé de 6 %, tandis que celles d’Equinor ont bondi de 8,2 %. À l’inverse, les compagnies aériennes, contraintes de suspendre leurs vols dans la région suite à la recommandation de l’Agence européenne de sécurité aérienne d’éviter l’espace aérien du Moyen-Orient jusqu’au 6 mars, accusent le coup d’État.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a plaidé pour une solution diplomatique, exigeant un « processus de transition crédible pour l’Iran » et l’arrêt de ses programmes nucléaire et balistique. En attendant, les investisseurs gardent les yeux rivés sur les données macroéconomiques, notamment le rapport sur l’emploi américain et l’inflation en zone euro, pour tenter d’anticiper les prochaines décisions des banques centrales.

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