Société, Culture

le projet d’offensive armée en Iran qui reçoit le soutien public de Donald Trump

La stratégie américaine face à Téhéran explore de nouvelles voies de déstabilisation interne. Alors que Washington accentue la pression sur le système de gouvernance iranien, une option militaire impliquant des acteurs régionaux vient d’être publiquement encouragée par le président des États-Unis.

Donald Trump a ouvertement apporté son appui à l’éventualité d’une offensive menée par des groupes kurdes contre l’Iran. Interrogé par l’agence Reuters sur les perspectives d’une telle rébellion, le dirigeant américain a déclaré : « Je pense que c’est merveilleux qu’ils veuillent faire cela, je serais tout à fait pour. » Il a toutefois refusé de préciser si les États-Unis fournissaient un appui aérien à ces combattants, rapporte Al Jazeera.

La genèse de cette prise de position s’appuie sur des échanges au plus haut niveau. Plusieurs médias américains ont indiqué que le président avait contacté les dirigeants de la région semi-autonome kurde d’Irak dans le but de faciliter une offensive terrestre en territoire iranien. La Maison-Blanche a confirmé l’existence de ces échanges téléphoniques. Karoline Leavitt a précisé mercredi aux journalistes que Donald Trump avait effectivement discuté avec des dirigeants kurdes concernant la base américaine située dans le nord de l’Irak. L’administration a néanmoins démenti tout accord formel visant à orchestrer un soulèvement armé.

Sur le terrain, la rhétorique américaine trouve un écho auprès de certaines factions. Plus tôt dans la semaine, Mustafa Hijri, à la tête du Parti démocratique du Kurdistan d’Iran (PDKI), a publié un appel sur le réseau social X exhortant les militaires iraniens à la désertion. Il a demandé au personnel de l’armée et du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) d’abandonner leurs casernes, qualifiant cette action de nécessaire face aux attaques.

La tension militaire s’est immédiatement intensifiée dans la zone frontale. Selon la chaîne iranienne Press TV, le CGRI a riposté mercredi en lançant des missiles et des drones contre des cibles identifiées comme des quartiers généraux de « groupes terroristes anti-iraniens » situés dans le Kurdistan irakien. Des frappes qui s’inscrivent dans un contexte d’attaques répétées par des projectiles iraniens contre les installations américaines à Erbil.

Face à cette escalade, le gouvernement régional du Kurdistan (GRK) en Irak a condamné les bombardements iraniens tout en rejetant catégoriquement les informations lui prêtant un rôle dans une offensive contre Téhéran. L’institution a affirmé par voie de communiqué ne faire partie d’aucune campagne d’élargissement du conflit, appelant au contraire à la paix et à la stabilité dans la région.

Malgré les appels répétés du président américain à un soulèvement de la population et des forces armées, aucune manifestation significative n’a été constatée en Iran depuis le début de cette nouvelle séquence de tensions, alors que l’administration américaine cherche encore à identifier une force alliée majeure sur le terrain.

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