Société, Culture

« Mon dernier rapport avec un homme remonte à deux ans…je suis victime d’un v… » : les aveux surprenants d’Ouzin Keita aux enquêteurs

L’affaire de mœurs impliquant l’artiste Ousseynou Keita, plus connu sous le nom d’Ouzin Keita, et plusieurs autres personnes prend une ampleur inattendue. Selon les révélations du quotidien Libération, ce dossier pourrait rapidement devenir une affaire tentaculaire mêlant réseaux clandestins, chantage sexuel et extorsion de fonds.
 
Au total, quinze personnes ont été déférées au parquet par la Division des enquêtes criminelles (DIC). Elles sont poursuivies pour association de malfaiteurs, actes contre nature, proxénétisme, transmission volontaire du VIH/Sida, escroquerie et chantage à caractère sexuel.
 
Un suspect au cœur du système
 
D’après Libération, l’enquête place Mamadou Lamine Seidy Ba, un ressortissant gambien de 24 ans surnommé « Nazir », au centre de cette affaire. C’est notamment l’exploitation de son téléphone portable qui a permis aux enquêteurs de découvrir l’existence de deux groupes WhatsApp baptisés « Nekh Nekh » et « … No Limit », réunissant près de 500 membres.
 
Selon les éléments techniques collectés par les policiers, ces groupes servaient à organiser des rencontres sexuelles tarifées et des appels érotiques. Mais les enquêtes ont aussi mis au jour un système plus sombre : certains membres auraient été piégés, filmés à leur insu lors de rapports sexuels, puis victimes de chantage sous la menace de voir leurs vidéos intimes diffusées.
 
Une descente nocturne qui fait tomber le réseau
 
L’affaire a véritablement pris forme lorsque les enquêteurs de la DIC ont exploité un renseignement opérationnel menant à une descente dans un appartement situé à Ouest-Foire. Sur place, quatorze personnes ont été surprises en pleine nuit, certaines en caleçon et très proches les unes des autres, selon les informations rapportées par Libération.
 
La fouille de l’appartement a également permis la découverte de lubrifiants, de baumes dits « lèvres roses » et d’autres objets permettant de penser à l’organisation régulière de rencontres sexuelles collectives.
 
Les enquêtes ont par ailleurs révélé que le même groupe aurait tenu une rencontre similaire quelques jours auparavant dans un appartement meublé à Ngor.
 
Un autre suspect interpellé à Ouakam
 
Dans le cadre de l’enquête, les policiers ont également arrêté à Ouakam un jeune homme de 19 ans, El Hadji Malick Paye, surnommé « Ass ». Selon Libération, il serait le petit ami d’Alioune Babara Thiam (19 ans) et aurait également entretenu des relations avec certains membres du groupe.
 
Lors de son audition, il aurait notamment indiqué que Ouzin Keita tentait régulièrement de le séduire.
 
Les aveux et la défense d’Ouzin Keita
 
Face aux enquêteurs, plusieurs des personnes interpellées ont reconnu être bisexuelles ou homosexuelles, toujours selon les informations rapportées par Libération.
 
Pour sa part, Ouzin Keita a tenté de minimiser sa présence dans l’appartement de Ouest-Foire. L’artiste a expliqué qu’il s’y trouvait simplement pour une invitation à un « ndogou », le repas de rupture du jeûne.
 
Confronté à plusieurs témoignages à charge, il aurait également confié aux enquêteurs ayant été victime d’une violation collective à l’âge de 11 ans à la Cité Fadia. Il a également affirmé que son dernier rapport sexuel avec un homme remonterait à deux ans.
 
L’ombre d’un autre dossier judiciaire
 
Autre élément troublant du dossier : le nom de Pape Cheikh Diallo, actuellement détenu dans une affaire similaire, est également apparu dans les investigations.
 
Selon Libération, l’un des suspects, présenté sous le nom de « Mamadou Faye », dont l’identité véritable serait Pape Samba Faye (21 ans), a déclaré aux policiers s’être fait dépister après l’arrestation de Pape Cheikh Diallo, preuve de l’inquiétude exercée par cette affaire dans certains cercles.
 
Une enquête loin d’être terminée
 
Toujours selon Libération, l’enquête pourrait connaître de nouveaux rebondissements majeurs. Les enquêteurs envisagent notamment une délégation judiciaire afin d’élargir les enquêtes et d’identifier d’éventuels complices ou victimes supplémentaires parmi les centaines de membres des groupes WhatsApp.
 


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