Le président Diomaye Faye passe à l’action pour sauver les producteurs agricoles

Après la colère des producteurs de pommes de terre et d’oignons de KM50 et des Niayes, le président Bassirou Diomaye Faye a ordonné des mesures concrètes pour réguler la commercialisation des produits agricoles, renforcer les infrastructures de stockage et promouvoir la consommation locale. Lors de la réunion du Conseil des ministres hier, mercredi 11 mars, le Chef de l’État a également insisté sur le développement de l’économie sociale et solidaire et sur l’efficacité de la diplomatie sénégalaise.
La colère des producteurs horticoles de KM50, dans la zone des Niayes, qui avaient déversé plusieurs sacs de pommes de terre et d’oignons, le jeudi 5 mars dernier, pour attirer l’attention des autorités sur les difficultés qu’ils rencontrent pour écouler leurs récoltes, n’a pas laissé indifférent le président de la République.
Dans sa communication hier, mercredi 11 mars, lors de la réunion du Conseil des ministres, le Chef de l’État a ainsi accordé la primeur à cette question. Il a souligné que les performances enregistrées dans le secteur agricole appellent la mise en œuvre d’une vision systémique impliquant à la fois la restructuration des marchés et des circuits de distribution des produits agricoles, la transformation des productions, la maîtrise et la régulation de la demande, ainsi que la promotion de la consommation des produits locaux.
Le président Bassirou Diomaye Faye a ainsi demandé au gouvernement de veiller à l’encadrement et à la régulation de la commercialisation des produits agricoles et horticoles, et d’accélérer le déploiement du Programme national de réalisation d’infrastructures de stockage et de conservation des produits agricoles. Loin de s’en tenir là, le Chef de l’État a également donné instruction au ministre de l’Industrie et du Commerce ainsi qu’au ministre de l’Agriculture de travailler à la signature de conventions de commercialisation, afin d’assurer l’écoulement des productions agricoles à des prix rémunérateurs. À ce titre, il a insisté sur la nécessité d’accentuer les campagnes d’information et de promotion de la consommation de la production agricole nationale, notamment à travers le développement d’un label qualité « Sénégal ». Il a également appelé au renforcement des capacités de l’Institut de technologie alimentaire (ITA), notamment dans ses missions de valorisation des recherches sur les céréales et les productions horticoles.
TENUE DE LA PREMIERE SESSION DU CONSEIL NATIONAL DE L’ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE, AVANT FIN OCTOBRE 2026
Poursuivant sa communication lors de cette rencontre hebdomadaire avec les membres du gouvernement, le Chef de l’État est également revenu sur le développement de l’économie sociale et solidaire dans les territoires. Rappelant que l’année 2026 est dédiée à l’économie sociale et solidaire, le président de la République a indiqué au gouvernement l’importance et l’urgence de veiller à l’application intégrale des dispositifs et instruments prévus par la loi d’orientation relative à l’économie sociale et solidaire.
À cet effet, il a demandé au ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, outre l’établissement du Fichier national de l’économie sociale et solidaire, d’accélérer la mise en place des mécanismes de ce secteur dans la dynamique de promotion d’un développement durable et participatif.
Le Chef de l’État a également insisté sur la nécessité d’intensifier le processus de restructuration des programmes de protection sociale et de solidarité nationale, dans une optique d’asseoir la complémentarité et le soutien optimal de l’État aux initiatives de consolidation de l’économie sociale et solidaire. Toujours sur ce point, le Chef de l’État a également demandé au ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire de préparer la tenue, d’ici la fin du mois d’octobre 2026, de la première session du Conseil national de l’économie sociale et solidaire.
INFRASTRUCTURES : VERS LA MISE EN ŒUVRE D’UN NOUVEAU SCHEMA ROUTIER NATIONAL OPTIMIZE
Autre point abordé par le chef de l’État dans sa communication : l’exécution des projets d’infrastructures routières. Considérant la construction, la réhabilitation et l’entretien des routes, autoroutes, pistes de production et ouvrages de franchissement comme des préoccupations majeures des populations et des acteurs économiques, il a demandé au gouvernement, notamment au ministre en charge des Infrastructures, d’intensifier l’exécution des projets d’infrastructures routières prioritaires validés et de mettre en œuvre un nouveau schéma routier national optimisé, en cohérence avec l’urbanisation accélérée du territoire et le déploiement des pôles de développement.


