82 mandats de dépôt dans une vaste opération judiciaire

Le cas le plus médiatisé concerne notamment l’animateur Pape Cheikh Diallo. L’enquête, menée depuis février par la Brigade de recherches de Keur Massar, a déjà abouti à 40 arrestations et 39 mandats de dépôt.
Parmi ceux cités figurent également :
– Djibril Dramé, chanteur,
– Saliou Mbaye, alias « Zalé »,
– Abdoul Diop, surnommé « Dabakh »,
– Mansour Baldé, tailleur.
Plusieurs suspects ont été incarcérés par le juge de la première chambre du tribunal de Pikine-Guédiawaye, pour association de malfaiteurs, actes contre nature, transmission volontaire du VIH, blanchiment d’argent et trafic de drogue.
Selon le journal, les déclarations de l’étudiant Saliou Diallo pourraient conduire à de nouvelles arrestations, après qu’il a reconnu avoir eu des relations sexuelles rémunérées avec certains suspects déjà incarcérés.
Affaire Ouzin Keïta : 15 nouveaux mandats de dépôt
Une autre procédure concerne le chanteur Ouzin Keïta (Ousseynou Keïta), interpellé dans un appartement de l’Ouest-Foire.
Dans cette affaire, 15 mandats d’arrêt ont été émis contre plusieurs suspects, pour la plupart âgés de 19 à 25 ans. Les accusations portent notamment sur :
– association de malfaiteurs
– proxénétisme
– actes contre nature
– chantage à caractère sexuel
– arnaque
Le parquet a également visé X dans son réquisitoire introductif, suggérant l’extension de l’enquête à d’autres personnes.
Le dossier du Français Pierre Robert
Une troisième procédure, confiée au juge d’instruction du tribunal de Dakar, concerne le Français Pierre Robert, décrit dans l’enquête comme un prédateur.
L’affaire concerne un réseau surnommé « sex trainers ». Après l’exécution d’une commission rogatoire internationale et une opération de la Division de Recherche Criminelle (DIC), plusieurs suspects ont été arrêtés.
Ils sont poursuivis pour des délits particulièrement graves :
– trafic d’êtres humains organisé
– proxénétisme organisé
– transmission volontaire du VIH/SIDA
– viols sur mineurs
– pédophilie
– actes contre nature
– possession et usage de drogues.
Un prétendu réseau via WhatsApp
Une autre enquête vise l’étudiant Omar Sall et le restaurateur Stéphane Gabriel Preira, soupçonnés d’avoir organisé des rencontres sexuelles via des applications de messagerie comme WhatsApp.
Selon les informations rapportées par « Libération », l’étudiant aurait évoqué un « célèbre journaliste rencontré au Plateau », sans dévoiler son identité, alimentant les spéculations autour de l’affaire.
Des arrestations également à Saint-Louis
La vague d’arrestations ne se limite pas à Dakar. A Saint-Louis, une enquête menée par la Section de recherches de la gendarmerie et la Brigade de recherches locale a donné lieu à plusieurs arrestations et placements sous mandat de dépôt.
Les investigations se poursuivent pour identifier d’autres personnes qui pourraient être impliquées.
Une offensive judiciaire majeure
Au total, ces différentes procédures mettent en lumière un phénomène tentaculaire touchant plusieurs villes du pays et impliquant des profils variés : étudiants, artistes, influenceurs, restaurateurs ou encore ressortissants étrangers.
Avec 82 mandats d’arrêt déjà émis, la justice sénégalaise semble déterminée à démanteler ces prétendus réseaux, alors que de nouvelles arrestations restent possibles dans les semaines à venir.



