Politique

Les conséquences économiques mondiales de la guerre américano-israélienne contre l’Iran

Voici les derniers développements économiques mondiaux vendredi vers 22h30 GMT, au 14ème jour de la guerre au Moyen-Orient :

Le Brent reste au-dessus de 100$

Le prix du baril de Brent, référence internationale du pétrole, a terminé vendredi pour la deuxième séance consécutive au-dessus des 100 dollars.

Depuis le premier jour de guerre au Moyen-Orient, son prix a grimpé de plus de 42%, passant de 72,48 dollars le 27 février – quelques heures avant les premières frappes américano-israéliennes en Iran – à 103,14 dollars à la clôture vendredi.

Son équivalent américain, le baril de WTI, s’est envolé de plus de 47 % depuis le début du conflit, à 98,71 dollars.

Pas de panique boursière pour le moment

Les Bourses mondiales ont fini en baisse vendredi, plombées par les craintes d’une accélération de l’inflation, sans toutefois céder à la panique face à la flambée des prix du pétrole.

À New York, le Dow Jones a chuté de 0,26%, le Nasdaq de 0,93% et l’indice plus large S&P 500 de 0,61%.

Les indices américains connaissent un repli modéré depuis le début du mois : autour de 3,6% pour le S&P 500 et de 4,9% pour le Dow Jones, au plus bas depuis novembre.

Même dynamique en Europe : Paris perd 0,91%, Londres 0,43%, Milan 0,31% et Francfort 0,60%. Soit entre -5% et -7% depuis le début de la guerre.

La situation sur les marchés n’est “pas si catastrophique” mais “pourrait dégénérer à tout moment”, estime Andrea Tueni, responsable des activités de marché chez Saxo Banque.

Le dollar au plus haut depuis août

Le dollar a poursuivi sa progression vendredi, soutenu comme depuis près de deux semaines par la guerre au Moyen-Orient et la flambée des prix du pétrole.

“L’aversion au risque reste le principal facteur déterminant de l’évolution des marchés à l’approche du week-end”, soulignent les analystes de la Banque Scotia.

Dans ces conditions, la monnaie américaine profite pleinement de son statut de valeur refuge: vers 22H00 GMT, le billet vert gagnait 0,83% face à la monnaie unique européenne, à 1,1417 dollar pour un euro, un niveau inédit depuis août.

Il s’est également renforcé de 0,87% par rapport à la livre sterling, à 1,3230 $.

Washington autorise l’importation d’engrais vénézuéliens

Le gouvernement américain a autorisé vendredi l’importation d’engrais en provenance du Venezuela, alors que la guerre au Moyen-Orient fait flamber les prix de ces produits nécessaires à la production agricole.

Les États-Unis ont accordé de nouvelles licences dans le cadre de l’allègement des sanctions contre le secteur énergétique du Venezuela.

Ce changement intervient alors que la guerre bloque le transport des engrais via le détroit d’Ormuz, par où transite un tiers des engrais transportés par voie maritime.

Les taux obligataires augmentent

Le taux d’emprunt allemand à 10 ans, référence européenne, a atteint 2,98%, contre 2,95% la veille à la clôture, son plus haut depuis fin 2023.

Son équivalent français était de 3,67%, son plus haut niveau depuis 2011. Avant le début de la guerre en Iran, il se situait autour de 3,20%.

Dans ce contexte, la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) sera particulièrement scrutée par les investisseurs jeudi prochain, tout comme celle de la Réserve fédérale américaine (Fed) la veille.

L’or s’érode

Le prix de l’or a continué de s’éroder cette semaine, les investisseurs préférant le dollar comme valeur refuge.

Depuis le début de la guerre, il y a près de deux semaines, l’or a perdu près de 4,4 % de sa valeur. L’argent, également traditionnellement considéré comme une couverture contre le risque, a chuté d’environ 15 %.

Vendredi, vers 22h00 GMT, l’once d’or (31,1 g) s’échangeait à 5.018,67 dollars, contre 5.171,74 dollars sept jours plus tôt à la clôture.

Six millions de passagers aériens touchés

Plus de six millions de passagers aériens au départ ou à destination du Moyen-Orient ont vu leurs vols annulés depuis le début de la guerre il y a quinze jours, estime vendredi une société spécialisée.

Selon Cirium, fournisseur de données sur le trafic aérien, plus de 52 000 vols ont été annulés entre le 28 février, date du début des bombardements américano-israéliens contre l’Iran, et vendredi, sur plus de 98 000 prévus. [AFP]

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