« les deux faces d’un même courage », (Isaac Sissokho)

Le 11 mars 2026, réuni en Conseil des ministres sous la présidence du Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, le gouvernement sénégalais a franchi une étape décisive en adoptant le décret d’application de la loi n°2025-16 portant Code des Investissements.
En tant que membre engagé de la Coalition Diomaye Président, le parti PNUD/YEMALE salue avec force et conviction cette décision courageuse.
Dans un contexte de tensions budgétaires et de difficultés sociales persistantes, elle soulève une question stratégique : comment concilier l’attraction des capitaux privés avec les impératifs de redressement financier portés par le PRES « Jubbanti Koom » ? C’est précisément ce défi que le gouvernement a le courage d’affronter et c’est pour cette raison que nous lui apportons notre soutien résolu. La loi n°2025-16 du 27 septembre 2025 est bien plus qu’une modernisation technique d’un cadre juridique vieillissant c’est un acte politique fort en faveur des entrepreneurs sénégalais.
En abaissant le seuil d’accès aux incitations à 15 millions de FCFA – contre des centaines de millions auparavant le gouvernement ouvre enfin les avantages fiscaux et douaniers aux PME, aux écolodges, aux petits hôtels familiaux et aux agences locales.
Le nouveau code garantit une stabilité des avantages pour trois à cinq ans selon la localisation des projets, renforce les protections contre les nationalisations et la liberté de transfert des capitaux, et consacre l’égalité de traitement entre investisseurs nationaux et étrangers.
Ces dispositions envoient un signal positif et nécessaire : le Sénégal, classé 97e pour l’attractivité des investissements étrangers en 2025, a décidé de changer cette réalité.
<< Ce gouvernement bâtit aujourd'hui le cadre dans lequel nos enfants créent les emplois de demain. C'est cela, la vraie rupture. >>>
Le PRES, lancé en août 2025, ambitionne de mobiliser plus de 5667 milliards de FCFA sur trois ans, financé à 90% par des ressources endogènes. Elargir l’assiette fiscale, rationaliser les exonérations, lutter contre l’évasion fiscale, renégocier les contrats stratégiques miniers et pétroliers ces choix exigeants du courage politique. Nous reconnaissons que l’articulation entre le Code des Investissements et le PRES nécessite une coordination rigoureuse d’un côté, le Code promet stabilité et prévisibilité fiscale ; de l’autre, le PRES doit renforcer les recettes publiques.
Cette tension n’est pas une contradiction insurmontable, c’est le défi de tout gouvernement responsable, et c’est précisément parce que ce gouvernement l’assume lucidement que nous lui faisons confiance pour le résoudre.
900 jours : l’urgence organisée
Le deuxième semestre 2026 est la fenêtre décisive. La priorité immédiate est de conclure un accord-cadre avec le FMI qui sanctuarise les paramètres macro-budgétaires, tout en publiant sans délai le cadre opérationnel du Code des Investissements secteurs éligibles, procédures en ligne, délais d’instruction.
Dans un second temps, il s’agira de déployer les premières zones économiques spéciales dans les régions productrices aidées en cela par l’administration fiscale déjà bien digitalisée et de lancer un programme national de formalisation des PME pour faire passer le taux de formalisation de 3% à 10% d’ici 2028.
À l’horizon des 900 jours enfin, un bilan quantifié emplois créé, IDE mobilisés, réduit à 3% du PIB conformément aux engagements UEMOA constituera la meilleure réponse aux forces de l’immobilisme et la meilleure préparation à la phase d’impulsion de Sénégal 2050. Oui en effet, derrière le décret du 11 mars 2026, il y a des visages concrets: le petit entrepreneur de Ziguinchor qui pourra désormais bénéficier d’avantages fiscaux autrefois réservés aux grands groupes, la femme cheffe d’entreprise de Thiès dont le projet agro-industriel trouvera enfin un cadre juridique protecteur, le jeune diplômé de Saint-Louis qui verra des emplois se créer grâce aux investissements que ce Code attirera.
Il y a quelque chose de profondément symbolique dans le fait qu’un Président forgé dans l’adversité mette au premier rang de ses préoccupations le redressement économique de son pays. Ces visages-là, il les connaît. Il est en question. Et c’est parce qu’il n’a jamais oublié d’où il vient qu’il gouverne en pensant à où son peuple doit aller.
Le Sénégal bénéficie d’une croissance forte tirée par ses hydrocarbures, d’une inflation contenue, d’une diaspora mobilisable et d’une position géostratégique au carrefour des flux atlantiques et sahéliens. Ce qu’il lui faut désormais, c’est la cohérence dans le temps.
Le temps qui reste n’est pas un sprint électoral : il est le moment où la promesse de rupture doit se transformer en trajectoire institutionnelle durable.
<< Jubbanti Koom >>> se relever ensemble – n’est pas un slogan. C’est un contrat entre l’État et ses citoyens. Le Code des Investissements peut aider à l’honorer.
Dr Isaac SISSOKHO, Secrétaire Général Parti PNUD/YEMALE Membre de la Coalition Diomaye Président



