Succession de Guterres à l’ONU : Macky Sall passe des auditions en avril

XALIMANEWS : La course à la succession d’Antonio Guterres, dont le mandat à la tête des Nations Unies se termine le 31 décembre 2026, prend de l’ampleur avec la candidature de l’ancien président du Sénégal, Macky Sall. Sa candidature a été officialisée par la République du Burundi, conformément aux règles de l’ONU qui permettent à un État membre de proposer un candidat.
Parmi les autres candidats figurent des personnalités connues telles que Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili et ancienne Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Virginia Gamba, experte de l’ONU en matière de protection de l’enfance, et Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique.
Audience publique en avril 2026 : une étape cruciale
Le processus de sélection comprend une étape majeure : les auditions publiques des candidats, prévues à partir du 20 avril 2026. Chaque candidat disposera de trois heures de parole pour présenter sa vision, ses priorités et son plan d’action pour l’ONU devant les États membres et le public international.
Pour Macky Sall, cette audition constituera un moment décisif pour convaincre non seulement les pays africains mais aussi les puissances mondiales et les petits États. Les auditions permettront aux États membres d’évaluer la capacité de chaque candidat à diriger l’organisation face aux crises géopolitiques, humanitaires et climatiques, et de renforcer la légitimité de l’ONU dans un contexte international complexe.
Les atouts et les enjeux de la candidature de Macky Sall
Les partisans de l’ancien président sénégalais mettent en avant sa connaissance des affaires internationales, son expérience de chef d’État et son rôle actif au sein de l’Union africaine, notamment dans la médiation des crises sur le continent. Ils pensent que sa candidature renforcerait la voix de l’Afrique au sommet de l’ONU et défendrait des causes telles que la justice climatique, la réforme du Conseil de sécurité et l’accès équitable aux ressources.
Mais sa candidature suscite également des réserves, notamment au Sénégal, où certains acteurs politiques s’interrogent sur les implications de ce projet sur la scène intérieure. Sur le plan international, certains observateurs considèrent que la candidature d’un ancien chef d’État pourrait bouleverser les équilibres géopolitiques, surtout au moment où plusieurs régions du monde réclament une représentation accrue au sein de l’ONU.
Chronologie et prochaines étapes
Après les auditions d’avril, le processus se poursuivra avec des discussions et des évaluations par le Conseil de sécurité, suivies d’une sélection finale ratifiée par l’Assemblée générale fin 2026. Le candidat retenu prendra ses fonctions le 1er janvier 2027.
Cette course constitue donc une étape stratégique, tant pour l’Afrique que pour la communauté internationale, qui observe de près chaque mouvement et déclaration des candidats. Macky Sall, en présentant son programme et sa vision lors de l’audience, aura l’occasion de consolider son profil sur la scène diplomatique mondiale et de démontrer sa capacité à diriger l’organisation dans un contexte mondial complexe.


