Société, Culture

Blanchie Par Le Ministre De La Santé, Softcare Met En Garde Ses Détracteurs

Mais qui en veut à Softcare ? La question ne manque pas de sens au regard du lynchage médiatique qui s’abat sur l’entreprise juste après la conférence de presse de Monsieur Ibrahima Sy, ministre de la Santé et de l’Hygiène publique du 5 mars dernier.

En dépit des preuves techniques et scientifiques brandies par le ministre et mettant totalement hors de cause l’entreprise Softcare, le lynchage et des initiatives tendant à remettre en cause les conclusions de l’enquête continuent d’alimenter encore l’espace public.

Pourtant, l’enquête, sans équivoque, démonte entièrement les arguments vermoulus qui ont alimenté jusque-là la polémique. En effet, en conférence de presse le jeudi 5 mars 2026, M. Ibrahima Sy, ministre de la Santé et de l’Hygiène publique a révélé à l’opinion les conclusions des rapports d’enquête sur l’affaire Softcare. Sa déclaration efface tout l’enfumage et confirme, lors de sa conférence de presse, que les produits sûrs de l’entreprise sont entièrement et peuvent être utilisés en toute confiance.

« Dans l’ensemble, les matières premières utilisées et leur composition ne contiennent pas de substances nuisibles ou dangereuses pour la santé des usagers », souligne le ministre de la Santé dans sa déclaration liminaire, ajoutant que « Ces matières premières physiques se retrouvent d’ailleurs dans plusieurs autres produits d’usage courant ».

Le ministre de la Santé a estimé que la conclusion des enquêteurs était « sans ambiguïté ». Il a ajouté qu’«aucune preuve scientifique ne démontre l’utilisation efficace de matières premières périmées dans les produits actuellement commercialisés, aucun signal de matériovigilance, aucune alerte sanitaire, aucune donnée épidémiologique ne vient établir un risque sanitaire pour les usagers».

A l’arrivée, a poursuivi Ibrahima Sy, « des analyses indépendantes confirment la conformité des produits testés aux normes internationales ». Il s’agit, en effet, « des analyses réalisées par un laboratoire allemand indépendant GALAB » (qui) ont attesté la conformité d’un échantillon de produits testés aux normes internationales, notamment par rapport à l’absence de contaminants environnementaux ».

Les enquêteurs ont ensuite braqué leurs salutations sur les inspections conduites par l’ARP. « Des incohérences dans les rapports d’inspection et l’absence de rigueur dans le déroulement des inspections » ont été identifiées par les enquêteurs. Se faisant précis, ils relèvent d’un «défaut d’identification et de traçabilité de la matière première périmée, l’absence de prélèvement d’échantillon aux fins d’analyse, le défaut de mise sous scellé des produits incriminés etc.)».

Autant de manquements qui fondent le Comité ad’hoc à considérer que la « décision de retrait du marché des produits finis (couches bébés et serviettes hygiéniques) ne repose pas sur une preuve matérielle d’utilisation des matières premières périmées » faute de n’avoir pas été faite sur les produits finis en violation des dispositions du décret n° 2023-2420 Du 27 décembre 2023 fixant les conditions de mise en œuvre de la surveillance du marché des médicaments ».

D’ailleurs, la décision de retrait des produits de Softcare « sera disproportionnée du fait que la matière première incriminée n’entre pas dans la production des canapés pour bébés et serviettes hygiéniques ».

Juste après la sortie du ministre Sy, Softcare a pris acte des résultats de l’enquête dans un communiqué. En vérité, et c’est confirmé par les résultats de l’enquête, les produits commercialisés sur le marché ont été soumis à des tests réalisés par plusieurs laboratoires niveaux internationaux de référence, notamment SGS et GALAB. Cet état de fait place les produits de l’entreprise en parfaite conformité avec les exigences des réglementations applicables au Sénégal, aux normes internationales en vigueur et aux normes de sécurité des produits de l’Union européenne.

L’inédit dans cette affaire est que Softcare peut se prévaloir ‘avoir l’exclusivité du produit, au Sénégal, à avoir réussi l’enquête conjointe menée par le ministère de la Santé et le ministère de l’Industrie et du Commerce».

Le Comité ad hoc comprenait un parlementaire, des représentants du ministère de la santé et de l’hygiène publique dont le Pr Yérim Mbagnick DIOP, Pharmacien spécialisé en Chimie Analytique et bromatologie, Coordonnateur de l’Unité de gestion du Projet de relance de l’industrie pharmaceutique locale, ancien directeur de la Pharmacie et du médicament, Coordonnateur du comité, du Pr Mamadou FALL, Pharmacien, Professeur de Toxicologie, Chef du Centre Antipoison et du Dr Mor DIAGNE, Pharmacien, Conseiller technique du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique chargé des affaires pharmaceutiques, Des représentants du Ministère de l’Industrie et du Commerce faisaient partie du Comité.

Face à tout cela, Softcare qui a joué jusque-là la carte du respect des procédures « tient à éviter solennellement de sa détermination à ester en justice contre les dénigrements, les accusations sans fondement et les campagnes de sabotage de la commercialisation de ses produits ».

D’ailleurs, l’entreprise a commencé a engagé des actions en justice contre les personnes et organisations ayant récemment formulé, en son rencontre, de fausses accusations.

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