Société, Culture

la FSF maintient la remise du trophée le 28 mars au Stade de France

Malgré la décision du Jury d’appel de la Confédération Africaine de Football (CAF) de déclarer l’équipe du Sénégal forfait (3-0) sur tapis vert et attribuant le titre continental au Maroc, la Fédération sénégalaise de Football (FSF) reste ferme sur sa position.
L’instance dirigeante du football sénégalais a confirmé que le trophée de la Coupe d’Afrique des nations sera présenté au public le 28 mars au Stade de France, à l’occasion du match amical opposant le Sénégal au Pérou.
Cet événement devrait également prendre une dimension festive avec la présence annoncée de deux grandes figures de la musique : Youssou N’Dour et Booba.
Le jury d’appel de la Confédération africaine de football a retiré, deux mois après une finale chaotique, le titre gagné par le Sénégal en Coupe d’Afrique des nations pour l’attribuer au Maroc, une décision “inique”, a déclaré la fédération sénégalaise qui va faire appel.
Dans un communiqué transmis mardi, l’instance, saisie par la Fédération marocaine, a annoncé avoir décidé de “déclarer l’équipe nationale du Sénégal forfait lors de la finale”, pourtant remportée 1-0 (après prolongation) par les Lions de la Teranga, “le résultat étant homologué sur le score de 3-0” en faveur du Maroc.
La fédération sénégalaise a déclaré “une décision unique, sans précédent et inacceptable qui jette le discrédit sur le football africain”, et a indiqué qu’elle engagerait, “une procédure d’appel devant le Tribunal arbitral du sport” à Lausanne, en Suisse, “dans les plus brefs délais”.
Les réseaux sociaux se sont emballés de toutes parts et, dans le flot de réactions incandescentes, le défenseur du Sénégal Moussa Niakhaté, qui évolue à l’Olympique lyonnais, a diffusé sur Instagram une photo de lui soulevant la coupe d’Afrique et portant une médaille, avec ce commentaire : “venez les chercher ! ils sont fous eux !” Aussitôt imité par des collaborateurs de sa sélection postant le même type d’images.
Le 18 janvier, plusieurs joueurs sénégalais avaient quitté temporairement la pelouse lors de la finale disputée à Rabat, en protestation contre une décision de l’arbitre qui, peu après un mais refusé au Sénégal, avait accordé une pénalité au Maroc dans le temps additionnel de la seconde période.
Au bout de 15 longues minutes de confusion précédant finalement un retour sur le terrain des joueurs sénégalais et dans un chaos qui gagna alors les tribunes avec des supporters sénégalais lançant des projectiles et tentant d’envahir le terrain, l’ailier marocain Brahim Diaz avait raté le penalty de la discorde.
Sur quoi, durant la prolongation, c’est le Sénégal qui s’était imposé grâce à un but de Pape Gueye.
Le jury d’appel de la CAF justifie sa décision en application des articles 82 et 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), selon lequel si une équipe “refuse de jouer ou quitte le terrain avant la fin réglementaire du match”, “elle sera considérée comme perdante et sera définitivement éliminée de la compétition en cours”.
Dans un communiqué, la fédération marocaine de football, prenant “acte de la décision” en faveur des Lions de l’Atlas, a indiqué que “sa démarche (n’avait) jamais eu pour objet de contester la performance sportive des équipes engagées dans cette compétition, mais uniquement de demander l’application du règlement de la compétition”.
Et une source proche de la Fédération marocaine a rappelé à l’AFP qu’un précédent existait dans le cadre d’une autre compétition africaine. En 2019, l’Espérance Sportive de Tunis avait en effet été déclarée lauréate de la Ligue des Champions de la CAF, trois mois après que les joueurs du Wydad Casablanca eurent quitté la pelouse durant la finale, pour protester contre une panne de la VAR.
Fin janvier, le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF), sans remettre donc en cause le résultat final de ce match, avait néanmoins infligé une série de sanctions disciplinaires, dont des amendes s’élevant à plusieurs centaines de milliers d’euros, aux fédérations des deux pays pour comportements antisportifs et violations des principes de fair-play.
Le procès en appel de 18 supporters sénégalais, emprisonnés depuis la finale et condamnés à des peines allant de trois mois à un an de prison pour “hooliganisme”, qui devaient se dérouler lundi, a été rapporté au 30 mars.

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