Politique

face à de lourds dégâts, Téhéran brandit une menace aux conséquences mondiales

Le Moyen-Orient atteint un nouveau niveau d’escalade militaire. Lundi, les forces israéliennes et américaines ont lancé une vaste offensive coordonnée sur le sol iranien, touchant plusieurs provinces. Cette opération d’ampleur, qui intervient dans un contexte de tensions extrêmes autour du détroit d’Ormuz, a causé d’importants dégâts matériels et humains, entraînant une alerte immédiate des autorités de Téhéran.

Selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera, la capitale iranienne a été secouée par des explosions d’une ampleur « sans précédent », notamment dans sa partie orientale où des systèmes de défense anti-aérienne ont été activés. L’armée israélienne a officiellement déclaré avoir lancé une vaste vague de frappes visant les infrastructures de Téhéran. De son côté, l’armée américaine a ciblé un site de production de moteurs à turbine dans la province de Qom, une installation liée au Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI).

Le bilan humain et matériel s’alourdit rapidement. L’agence de presse iranienne Fars a fait état de victimes civiles, dont un enfant tué dans la ville de Khorramabad et au moins six personnes qui ont perdu la vie dans les quartiers résidentiels de Tabriz. D’autres détonations ont eu lieu à Ispahan, Karaj, Bandar Abbas et Ahvaz, où un hôpital a été touché. Le Croissant-Rouge iranien dresse un bilan accablant : plus de 80 000 unités civiles, dont des établissements scolaires et médicaux, ont subi des dégâts ou ont été entièrement détruites. Le ministère iranien de la Santé indique que le bilan des morts dans le pays a désormais franchi la barre des 1 500 depuis le début des hostilités.

Cette nouvelle vague de frappes en Iran fait suite à un ultimatum de 48 heures lancé par Donald Trump. Le président américain a exigé l’ouverture totale du détroit d’Ormuz à la navigation, sous peine de détruire les centrales électriques iraniennes. La réponse de Téhéran ne s’est pas fait attendre. Le CGRI a averti à la télévision d’État que toute attaque contre ses infrastructures énergétiques entraînerait des frappes immédiates contre les centrales électriques approvisionnant les bases américaines dans la région, ainsi que contre les intérêts économiques et industriels américains.

Les répercussions de cet affrontement dépassent largement les frontières iraniennes. En Israël, où les attaques iraniennes ont déjà coûté 15 vies, des sirènes ont retenti dans le nord face à ce que les autorités qualifient d’offensive conjointe du Hezbollah et de l’Iran. Des interceptions de missiles et de drones ont également été signalées au-dessus de Riyad en Arabie saoudite, ainsi qu’à Bahreïn et aux Émirats arabes unis, où un ressortissant indien a été blessé par un éclat d’obus près d’Abu Dhabi.

Face à cette instabilité chronique, les marchés mondiaux vacillent. L’incertitude qui pèse sur l’approvisionnement en pétrole a fait réagir Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’énergie. Ce dernier a alerté sur l’extrême gravité de la situation au Moyen-Orient, estimant qu’elle dépasse désormais les deux chocs pétroliers des années 1970 réunis.

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