Société, Culture

face aux frappes, les Gardiens de la Révolution confient la tenue des barrages à ce nouveau profil

Depuis près d’un mois, l’Iran vit au rythme des frappes américaines et israéliennes. À Téhéran, le paysage urbain s’est transformé sous le poids d’un dispositif sécuritaire massif. Face à la menace d’une offensive terrestre et aux appels extérieurs au soulèvement, les autorités déploient de nouvelles stratégies de contrôle pour maintenir l’ordre dans la capitale.

Les rues de Téhéran sont désormais quadrillées par des barrages routiers et des patrouilles mobiles. Ces points de contrôle, souvent tenus par les forces paramilitaires du Bassidj et le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), s’adaptent constamment, se déplaçant dans les tunnels ou sous les ponts pour échapper aux frappes de drones. Selon les informations d’Al Jazeera, une évolution marquante vient d’être officialisée concernant la composition de ces dispositifs sécuritaires. Rahim Nadali, responsable culturel du CGRI à Téhéran, a annoncé à la télévision d’État un abaissement radical de l’âge de participation aux opérations de renseignement et aux barrages, incluant désormais des mineurs âgés de 12 à 13 ans.

Cette militarisation s’accumule de l’espace public intervient alors que de nouveaux raids aériens ont touché le pays vendredi. Les autorités iraniennes signalent des frappes sur un site nucléaire civil, des installations électriques et des complexes industriels. Parallèlement, Washington renforce sa présence militaire dans la région, laissant planer la menace d’une occupation des îles méridionales iraniennes. En réponse, des chiffres liés au CGRI promettent des tirs de missiles et de drones sur leurs propres infrastructures insulaires en cas d’invasion.

Le quotidien de quelque 90 millions d’Iraniens est lourdement impacté. Notre rédaction note que le pays subit actuellement sa plus longue coupure d’Internet, un blocage total imposé aux civils depuis près d’un mois. Dans ce contexte de guerre et d’inflation évitant les 70 %, le gouvernement tente de maintenir un semblant de normalité. Le président Masoud Pezeshkian s’est rendu en personne dans un hypermarché de Téhéran pour s’assurer de la disponibilité des denrées de première nécessité et lutter contre la spéculation, tandis que l’État maintient la distribution de subventions en espèces.

La pression s’exerce également sur le devant intérieur. Les autorités ont prévenu que toute manifestation serait traitée comme un acte hostile. La justice iranienne multiplie les arrestations et les saisies de biens à la rencontre des voix dissidentes. C’est le cas d’Ali Sharifi Zarchi, ancien professeur d’intelligence artificielle à l’Université de technologie Sharif, dont les avoirs ont été confisqués jeudi après des publications critiques sur les réseaux sociaux. Une crispation sécuritaire globale qui fait écho aux récents assassinats ciblés de hauts responsables iraniens, poussant les habitants des quartiers aisés du nord de Téhéran à limiter drastiquement leurs déplacements par crainte de dommages collatéraux.

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