Le secrétaire général de la CAF clarifie officiellement son avenir

L’instance dirigeante du football africain traverse une zone de turbulence majeure. Alors que les répercussions liées à la décision de retirer le titre de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) au Sénégal continuent d’ébranler l’organisation, la direction de la Confédération africaine de football (CAF) enregistre un mouvement important. Le secrétaire général, au centre de toutes les attentions ces dernières semaines, a officiellement clarifié sa position ce dimanche.
Veron Mosengo-Omba a présenté sa démission de son poste de secrétaire général de la CAF. Dans une déclaration rendue publique, le dirigeant de 66 ans a indiqué vouloir se consacrer à des projets personnels, évoquant sa retraite après plus de trois décennies de carrière dans le football. “Maintenant que j’ai pu dissiper les soupçons que certains ont pris grand soin de placer à mon égard, je peux prendre ma retraite l’esprit tranquille et sans contrainte”, a-t-il déclaré, ajoutant qu’il quittait une institution prospère. Il a également exprimé ses remerciements au président de la CAF, Patrice Motsepe, ainsi qu’à ses équipes.
Ce départ intervient dans un climat particulièrement difficile pour l’institution du football. Selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera, la CAF est confrontée à une crise de confiance généralisée, exacerbée par la décision de son jury d’appel de retirer le titre de la CAN au Sénégal. Cette mesure a sérieusement terni l’image du football africain. En réponse à cette polémique, le gouvernement sénégalais a récemment exigé l’ouverture d’une enquête internationale sur la gestion de l’organisation. Patrice Motsepe lui-même a reconnu plus tôt ce mois-ci que la CAF était confrontée à des défis concernant son intégrité.
Le maintien de Veron Mosengo-Omba à son poste a suscité de vives critiques, notamment parce qu’il avait dépassé l’âge limite de la retraite fixé à 63 ans au sein de l’organisation. Des membres du comité exécutif de la CAF ainsi que de nombreuses voix sur les réseaux sociaux ont réclamé son départ. Par ailleurs, ce citoyen suisse d’origine congolaise, ancien employé de la FIFA et proche de son président Gianni Infantino, avait été accusé par des collaborateurs d’avoir instauré un climat de travail toxique, bien qu’une enquête interne l’ait par la suite disculpé.
Pour assurer la continuité administrative, la CAF a nommé Samson Adamu, l’actuel directeur des compétitions, au poste de secrétaire général par intérim. De son côté, Véron Mosengo-Omba ne compte pas s’éloigner définitivement des instances sportives. Des sources citées par l’agence Reuters et relayées par Al Jazeera indiquent qu’il devrait se présenter à la présidence de la fédération de football de la République démocratique du Congo dans les prochains mois. En cas de succès, ce poste pourrait le placer en lice pour la présidence de la CAF, dans le cas où Patrice Motsepe quitterait ses fonctions pour entamer une carrière politique en Afrique du Sud, une hypothèse que l’actuel président a toutefois démentie.



