Le verdict est désormais connu pour la candidature de Macky Sall

La candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall à la tête des Nations Unies continue d’alimenter les débats sur la scène politique africaine et internationale. Mais ses partisans affirment que la question de son soutien institutionnel, notamment de la part de l’Union africaine, ne constitue plus une question déterminante. Selon eux, la procédure se poursuit et le dossier est déjà officiellement en cours.
Selon plusieurs proches de l’ancien chef de l’Etat, le dossier de candidature a été formellement déposé et jugé recevable par les autorités compétentes de l’ONU. Ils indiquent que cette étape marque un tournant décisif, rendant caduques certaines spéculations laissant présager un possible rejet ou désaveu de certains pays africains. Ces interprétations sont qualifiées d’« inappropriées » par les partisans de Macky Sall, qui insistent sur l’état d’avancement du processus.
Dans cette dynamique, les dirigeants politiques favorables à la candidature affirment qu’une majorité significative des États africains soutiennent l’ancien président. Le chiffre de 37 pays sur les 55 que compte le continent est notamment évoqué. Pour ces acteurs, il s’agit d’une base solide, même si l’unanimité n’est pas faite. Ils soulignent également que chaque Etat reste libre de sa position, tout en soulignant l’existence d’une majorité qu’ils jugent « qualifiée et confortable ».
Aïssata Tall Sall s’est également exprimé sur le sujet, précisant que la candidature était considérée comme officiellement enregistrée depuis le 2 mars, date à laquelle elle aurait été reçue par les services de l’ONU. Elle a indiqué que les efforts diplomatiques se poursuivent, notamment envers les pays influents comme Nigeriadans le but de rallier un soutien plus large au sein du continent africain.
Au-delà du soutien africain, les partisans de Macky Sall mettent en avant un autre enjeu majeur : convaincre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Selon eux, l’étape clé reste la présentation d’un projet crédible lors de l’audition des candidats prévue le 20 avril. Cette échéance est considérée comme déterminante dans le processus de sélection du futur secrétaire général.
Dans cette perspective, certains responsables estiment que le débat devrait se concentrer sur la vision et les propositions avancées par le candidat, plutôt que sur un soutien politique ponctuel. Ils considèrent que la capacité à rassurer les grandes puissances et à s’unir autour d’un projet global constitue le véritable critère de sélection.
Enfin, les partisans de l’ancien président affichent une grande confiance dans l’issue du processus. Certains vont jusqu’à évoquer une dynamique déjà enclenchée en vue de l’échéance 2026, estimant que la candidature de Macky Sall bénéficie d’un soutien important au niveau international. Ils le qualifient ainsi d’« irrévocable », tout en reconnaissant que les discussions diplomatiques se poursuivent à différents niveaux.


