Société, Culture

la nouvelle sentence pénale validée par la Knesset au milieu d’une vague de frappes

La semaine écoulée a été marquée par une intensification des opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza et en Cisjordanie occupée, couplée à un renforcement des accès aux lieux saints de Jérusalem. En parallèle de cette dégradation sécuritaire, de nouvelles orientations législatives et budgétaires viennent d’être entérinées par le Parlement israélien.

Sur le terrain, les frappes aériennes et les tirs de l’armée israélienne ont provoqué la mort d’au moins 18 Palestiniens ces derniers jours. Dans la bande de Gaza, les bombardements ont notamment ciblé le camp de Nuseirat ainsi que plusieurs points de contrôle de la police. Selon les informations diffusées par Al Jazeera, au moins 705 Palestiniens ont perdu la vie dans cette enclave depuis le début du « cessez-le-feu » instauré en octobre dernier. À cette situation sécuritaire s’ajoute une crise humanitaire aggravée par les intempéries et les restrictions d’aide. Le ministère palestinien de la Santé a alerté sur les pénuries de carburant menaçant le fonctionnement des générateurs hospitaliers, un contexte dans lequel un nourrisson a récemment succombé à une pneumonie aiguë en attendant une évacuation médicale.

Les tensions s’étendent également aux lieux de culte. Alors que l’esplanade des mosquées (Al-Aqsa) reste fermée aux fidèles musulmans avec un état d’urgence prolongé jusqu’à la mi-avril, une mesure inédite a visé la communauté chrétienne. Dimanche, les forces israéliennes ont empêché le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem, d’accéder à l’église du Saint-Sépulcre pour y célébrer la messe des Rameaux. Le patriarcat latin a souligné qu’il s’agissait de la première interdiction de ce type depuis des siècles. À la suite de réactions internationales, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé la préparation d’un plan pour permettre aux chefs religieux d’accéder au site.

En Cisjordanie occupée, les violences impliquant l’armée et les colons israéliens se poursuivent. Les attaques récentes ont fait au moins cinq morts, notamment à Masafer Yatta, Bethléem et dans les camps de réfugiés de Qalandiya et Dheisheh. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) indique que durant les trois premiers mois de l’année 2026, 1 697 Palestiniens ont été déplacés en raison de ces violences et des restrictions d’accès. Par ailleurs, des démolitions et expulsions ont touché plusieurs familles dans les quartiers de Batn al-Hawa et al-Bustan, à Jérusalem-Est. Sur le plan diplomatique, Nickolay Mladenov, haut représentant du Conseil de paix nommé par le président américain Donald Trump, a présenté un document visant à désarmer le Hamas sur une période de huit mois.

Ces développements coïncident avec des décisions majeures à la Knesset. Le Parlement israélien a approuvé son budget 2026, allouant un montant record de 45,8 milliards de dollars au ministère de la Défense, soit près de 17 % du budget gouvernemental, ainsi que des fonds supplémentaires pour les colonies. Plus marquant encore, les députés ont adopté un projet de loi instaurant la peine de mort pour les Palestiniens condamnés pour « terrorisme ». Cette législation élargit les prérogatives des tribunaux militaires en Cisjordanie occupée, leur permettant de prononcer cette phrase sans requête préalable du procureur ni unanimité des juges. Des experts de l’ONU ont averti que ce texte violait le droit à la vie et introduisait une discrimination structurelle à l’encontre des Palestiniens.

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