Société, Culture

Donald Trump annonce un nouveau délai pour le retrait américain et fixe une condition radicale

Le conflit militaire qui oppose les États-Unis et Israël à l’Iran depuis plusieurs semaines entre dans une nouvelle phase rhétorique. Alors que les répercussions économiques commencent à peser sur le marché mondial de l’énergie, le président américain a effectué une sortie médiatique pour préciser ses intentions quant à la durée et aux objectifs finaux de l’intervention.

S’adressant aux journalistes à la Maison Blanche, Donald Trump a affirmé que les États-Unis pourraient mettre un terme à leurs attaques contre l’Iran d’ici deux à trois semaines. Le dirigeant américain a souligné qu’un accord diplomatique n’était pas un préalable nécessaire pour amorcer ce retrait. Interrogé sur les conditions de ce départ, il a déclaré que les forces américaines se retiraient une fois que l’Iran serait renvoyé « à l’âge de pierre » pour une longue période, afin de garantir son incapacité à développer une arme nucléaire.

Du côté de Téhéran, la perspective de discussions est fermement écartée. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué à Al Jazeera qu’aucune négociation n’était en cours avec Washington, en dépit d’échanges de messages directs et indirects depuis le début des frappes. La République islamique maintient par ailleurs que son programme nucléaire a toujours eu une vocation exclusivement pacifique.

Cette nouvelle estimation temporelle de l’administration américaine suscite le scepticisme des observateurs. Trita Parsi, experte en politique étrangère au Quincy Institute, a rappelé à Al Jazeera que les prévisions initiales tablaient sur un conflit de quatre jours, avant d’être étendu à trois semaines. Selon l’analyste, ces rapports successifs illustrent une perte de contrôle sur la dynamique de la guerre, qui s’étend à travers la région, notamment au Liban avec l’offensive terrestre israélienne.

Sur le plan intérieur américain, la pression s’intensifie avec le prix du carburant qui a franchi la barre des 4 dollars le gallon (environ 3,8 litres). Cette hausse est directement liée aux frappes iraniennes sur les installations pétrolières du Golfe et aux restrictions imposées dans le détroit d’Ormuz, point de passage d’un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial.

Face à ce blocage maritime, Donald Trump a vivement adressé ses alliés européens sur le réseau Truth Social. Ciblant particulièrement le Royaume-Uni, il a reproché à Londres son refus de s’impliquer militairement, invitant les pays alliés à « aller chercher leur propre pétrole ». Le président américain a également visé la France, qualifié de « très peu coopératif » pour avoir refusé le survol de son territoire aux avions transportant du matériel militaire vers Israël. L’Élysée a répondu en confirmant que sa position, excluant l’utilisation de bases françaises pour des attaques contre l’Iran, restait maintenue depuis le premier jour du conflit.

En parallèle, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a souligné lundi, lors d’une interview accordée à une chaîne américaine, que la guerre contre l’Iran avait dépassé le cap de la mi-parcours en termes de missions accomplies, tout en refusant d’établir un calendrier précis pour sa conclusion.

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