Société, Culture

L’oeil du Témoin de ce mercredi 1er avril 2026

FADP LE CDEPS DÉNONCE DES DÉRIVES ET SOUTIENT IBRAHIMA LISSA FAYE
Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal a exprimé, ce 31 mars 2026, sa vive préoccupation après la convocation du journaliste Ibrahima Lissa Faye à la Sûreté urbaine, en lien avec ses prises de position sur la gestion du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse. Dans un communiqué ferme, l’organisation rappelle que l’analyse critique de la gestion des ressources publiques relève pleinement du journalisme et de la liberté d’expression, soulignant que les éléments avancés reposent sur des données chiffrées et vérifiables qui devraient alimenter un débat public plutôt que susciter des pressions. Au cœur de la controverse figure la répartition du FADP 2025. Sur un budget global de 1,9 milliard FCFA, 42,2 %, soit plus de 801 millions FCFA, serait attribués aux médias publics et aux structures de gouvernance, un niveau jugé préoccupant par le CDEPS dans la mesure où ces entités bénéficient déjà de financements étatiques. Des organes comme l’Agence de Presse Sénégalaise, Le Soleil et la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise se concentraient à eux seuls plus d’un quart des ressources, tandis que des institutions telles que le Centre d’Études des Sciences et Techniques de l’Information, le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie et la Commission de la Carte Nationale de Presse mobilisaient également des financements significatifs. Le CDEPS évoque par ailleurs une ponction de 39,6 millions FCFA sur les allocations destinées à certaines structures, au profit de la Maison de la Presse Babacar Touré, une opération qui, selon lui, ne reposerait sur aucune base réglementaire clairement établie. Dans le même temps, la presse privée, pourtant cible initiale du fonds, ne recevrait que 36,1 % du budget, soit environ 686 millions FCFA, une situation aggravée par le blocage du fonds durant une année entière, qui a contribué à fragiliser davantage des entreprises déjà confrontées à la raréfaction des ressources publicitaires. Face à ces constats, le CDEPS affirme son soutien total à Ibrahima Lissa Faye, dénonce toute tentative d’intimidation visant les voix critiques, exige la publication détaillée des bénéficiaires et des critères d’attribution du FADP, exige l’ouverture d’un audit indépendant sur la gestion du fonds et appelle à une réforme en profondeur du mécanisme de répartition afin de garantir une allocation plus équitable et conforme à sa vocation initiale. Pour son président, Mamadou Ibra Kane, la liberté de la presse ne saurait être dissociée des conditions matérielles de son exercice, évitant qu’en fragilisant économiquement les entreprises de presse tout en exerçant des pressions sur les journalistes, c’est l’équilibre de l’espace démocratique qui se trouve menacé.

SEMAINE DE LA JEUNESSE À THIÈS LA COALITION DIOMAYE PRÉSIDENT DÉNONCE UNE DÉSINFORMATION
La cellule de communication de la coalition Diomaye Président est montée au créneau pour rétablir sa version des faits après la diffusion d’informations jugées erronées par une partie de la presse, concernant l’ouverture de la Semaine de la jeunesse à Thiès. Selon le communiqué, l’événement, tenu au stade Lat Dior, s’est déroulé dans une ambiance marquée par une forte mobilisation des jeunes venus de différentes régions du Sénégal pour accueillir le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. La coalition affirme qu’au début de son allocution, ces derniers ont spontanément entonné un chant de soutien en sa faveur, traduisant, selon elle, une adhésion populaire. Le Président aurait alors interrompu son discours pour saluer cette marque d’affection d’un geste de la main, avant de reprendre son intervention dans le calme, dans ce que le texte qualifie de moment de communion avec la jeunesse. S’appuyant sur des séquences vidéo disponibles, la cellule de communication estime que les faits sont clairs et déplore qu’un organe de presse ait relayé une version « manifestation contraire à la réalité ». Elle rappelle à cet effet le principe selon lequel « les faits sont sacrés, les commentaires sont libres », tout en mettant en garde contre les dangers de la désinformation. La coalition considère que la diffusion d’informations inexactes à des fins politiques porte atteinte à la crédibilité des médias et constitue une menace pour le bon fonctionnement de la démocratie. Elle appelle ainsi les acteurs médiatiques à davantage de responsabilité et invite les citoyens ainsi que les instances de régulation à faire preuve de vigilance afin de garantir une information juste, fiable et vérifiée.

DÉCOUVERTE D’UN PUITS D’HYDROGENE NATUREL A NTEKEDO AU MALI LE PROLONGEMENT D’UNE RÉVOLUTION ÉNERGÉTIQUE, APRÈS BOURAKÉBOUGOU
Selon des informations exclusives de notre confrère Confidentiel Afrique du très resaute, Ismaela Aidara, un fourrage destiné à l’approvisionnement en eau dans le village de Ntekedo, situé à une dizaine de kilomètres au nord‐ouest de Bourakébougou, dans la commune de Faladiè N’Tjiba, a révélé, le 17 mars 2026, une ressource insoupçonnée : l’hydrogène naturel. Ce nouveau puits, toujours selon notre confrère, qui a mobilisé dès la première apparition les équipes de Hydroma Inc (anciennement Petroma Inc), apparaît comme le prolongement direct et miraculeux du site historique de Bourakébougou, découvert en 1987, déjà vanté par la communauté scientifique. Ce site, poursuit la même source, confirme que le Mali concentre un potentiel énergétique unique au monde. Le modèle malien fascine et illumine l’humanité. Cette découverte peut être comprise qu’à la lumière de l’histoire de Bourakébougou, où jaillit dans cette localité perdue au creux des bitumes, en 1987, un puits destiné à l’alimentation en eau avait laissé échapper un « courant d’air » étrange. Une cigarette avait enflammé par inadvertance ce gaz, qui s’était avéré être de l’hydrogène pur. Longtemps oublié, ce site fut remis en service en 2007 par la société Petroma, devenue Hydroma sous l’impulsion de l’homme d’affaires, Aliou Boubacar Diallo. L’homme ne cesse de transpirer et continue de partager avec le monde des chercheurs, experts et scientifiques cette ressource précieuse et stratégique issue d’une découverte, fruit du don de ciel. Dans cette zone, Hydroma Inc avait réalisé d’énormes travaux sur une partie couverte par un bébé rampant de Dolorite. Les études ont prouvé le fort potentiel de cette zone. Après, Hydroma Inc avait réalisé plusieurs dizaines de forages peu profonds et profonds, jusqu’à plus de 1 800 mètres, confirmant le potentiel géologique unique de la zone en hydrogène naturel. Les analyses réalisées par Chapman Petroleum Engineering, experts canadiens indépendants, ont confirmé la nature exceptionnelle du gement, via des rapports NI 51‐101 sur les ressources en hydrogène naturel. En 2012, une centrale expérimentale a permis de transformer ce gaz en électricité, offrant au village de Bourakébougou, son premier éclairage public. En 2022, l’installation d’une pile à combustible a permis de viabiliser cette ressource, laissant libre cours à une exploitation plus ambitieuse. Contrairement à l’hydrogène industriel, produit à partir d’énergies fossiles, l’hydrogène naturel ou « hydrogène blanc » est généré par des processus géologiques spontanés. Invisible, inflammable et décarboné, il constitue une alternative écologique aux formes traditionnelles d’hydrogène (« gris », « bleu », « vert »), dont la production reste coûteuse et émet fortement de CO₂. Les estimations indiquent que le sous‐sol de Bourakébougou recèle plus de 670 milliards de mètres cubes d’hydrogène exploitables. Cette abondance place le Mali en position de pionnier dans une filière énergétique encore balbutiante mais porteuse d’immenses promesses. Une ressource rare et stratégique La singularité du gisement malien attire l’attention de la communauté scientifique internationale. Le professeur Alain Prinzhofer, de l’Institut de physique du globe de Paris, compare cette découverte aux débuts de l’exploitation pétrolière au XIXe siècle, lorsque l’or noir était exploité avant même que son origine géologique ne soit comprise. Bourakébougou et désormais Ntekedo deviennent ainsi des laboratoires grandeur nature pour l’étude des mécanismes de génération d’hydrogène naturel, ouvrant la voie à une meilleure compréhension de cette ressource rare. Au‐delà de la science, l’hydrogène blanc suscite l’intérêt des décideurs politiques et des investisseurs internationaux. Les États‐Unis, notamment, y voient un levier stratégique pour l’industrialisation énergétique verte. Le Mali, longtemps perçu à travers ses ressources minières traditionnelles (ou lithium), se positionne désormais comme un acteur incontournable de la transition énergétique mondiale. L’exploitation de l’hydrogène naturel pourrait réduire considérablement les coûts par rapport à l’hydrogène industriel, tout en renforçant la souveraineté énergétique du pays.

DÉFIS ET PERSPECTIVES
Malgré son potentiel, l’hydrogène naturel reste entouré de mystères. Les scientifiques peinent à expliquer avec certitude avec son mode de génération et à établir un inventaire global des réserves exploitables. Les modes d’extraction performants doivent encore être mis au point, et la question de la rentabilité à grande échelle demeure ouverte. Bien que presque pur, l’hydrogène de Bourakébougou doit être raffiné pour répondre aux normes industrielles. Les infrastructures nécessaires à une exploitation massive exigeant des investissements considérables et une coopération internationale. Le Mali devra relever le défi de transformer cette ressource en moteur de développement durable, tout en évitant les écueils liés à la dépendance technologique et aux pressions géopolitiques. La découverte du gisement de Ntekedo, prolongée de Bourakébougou, confirme que le Mali est désormais au centre d’une révolution énergétique mondiale incontestable. Si les promesses de l’hydrogène blanc se concrétisent, le pays pourrait devenir un acteur incontournable de la transition énergétique, transformant une ressource rare en moteur de développement durable.

LA 34E ÉDITION DU FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE SAINT-LOUIS UNE CÉLÉBRATION DE LA MUSIQUE ET DE LA CULTURE…
La ville de Saint‐Louis accueillera la 34e édition du Festival International de Jazz du 13 au 17 mai 2026. Le comité d’organisation, Saint‐Louis Jazz, a dévoilé un programme riche et varié, avec des concerts, des jam sessions, des masterclass, des foires et des moments de convivialité. L’affiche de cette édition, signée par l’artiste plasticien Baye Mballo Kébé, met en valeur trois symboles forts de la ville : le Pont Faidherbe, les briques rouges de l’ancien Ndar et un trompettiste, célébrant ainsi l’identité, la culture et l’esprit jazz de Saint‐Louis. Le comité d’organisation, dirigé par Idriss Bengeloune, travaille d’arrache‐pied pour faire de cet événement culturel majeur une réussite internationale.

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