la CDS dresse un réquisitoire sévère contre deux ans de gouvernance

La Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) a livré un diagnostic sans concession de la situation du pays, deux ans après l’arrivée de la nouvelle équipe dirigeante. Face à la presse, la conférence des dirigeants de la CDS a énoncé une « décadence multiforme de l’État et de la société », appelant à un sursaut national et à la construction d’une alternative politique crédible.
D’emblée, les responsables de la CDS ont rappelé les espoirs suscités par la promesse de « rupture, de redressement et d’espérance », avant de déplorer un décalage profond entre les engagements et la réalité. « Gouverner, ce n’est pas proclamer, c’est transformer », ont-ils martelé, accusant le régime d’avoir fragilisé le pays au lieu de le renforcer.
Une gestion financière jugée inquiétante
Sur le plan économique et financier, la CDS pointe une perte de crédibilité de l’État. Elle évoque notamment une détérioration des relations avec les partenaires techniques et financiers, dont le Fonds monétaire international (FMI), ainsi qu’une défiance croissante des investisseurs. Selon l’organisation, l’absence de plan de redressement structurel plonge le pays dans une incertitude néfaste à la croissance.
Une économie « désorganisée »
La confédération critique également des décisions économiques jugées « arbitraires » et « improvisées ». Elle cite la paralysie du secteur du BTP, les difficultés dans la filière arachidière et les contraintes imposées à certaines industries nationales. Pour la CDS, ces orientations fragilisent le monde rural et font peser un risque réel de crise alimentaire.
Une fracture sociale accentuée
Sur le front social, les dirigeants dénoncent une rupture du contrat social, marquée par des licenciements massifs, des tensions dans les secteurs de la santé et de l’éducation, ainsi qu’une gestion répressive des revendications étudiantes. Ils évoquent un climat de « marasme » et d’« ébullition » sociale, estimant que les populations les plus vulnérables sont les premières touchées.
Des inquiétudes sur la justice et les institutions
La CDS s’inquiète par ailleurs d’une « dérive judiciaire », évoquant des incarcérations précipitées et une instrumentalisation de la justice. Elle déplore également une confusion au sommet de l’État et un affaiblissement des institutions, notamment une Assemblée nationale jugée peu influente.
Un recul diplomatique énoncé
Sur le plan international, la confédération estime que le Sénégal a perdu de son rayonnement. Elle évoque un isolement diplomatique et critique certaines positions jugées incohérentes, notamment sur des enjeux internationaux majeurs.
Appel à une alternative politique
Face à ce qu’elle qualifie de « trajectoire de décadence », le CDS appelle à l’unité des forces démocratiques et à une mobilisation en vue des prochaines échéances électorales. Elle plaide pour la mise en place d’une alternative fondée sur « la compétence, la rigueur et l’éthique ».
« Le Sénégal mérite l’excellence, la stabilité et la grandeur », ont conclu les dirigeants, appelant à un « sursaut national » pour inverser la tendance actuelle.



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