Société, Culture

La Caisse de Sécurité et Sociale lance le “30ème mois de la journée africaine de la prévention des risques professionnels”

En marge d’un atelier de formation sur la santé et la sécurité au travail, organisé au profit des personnels de médias et d’administration, les 1euh et 2 avril, la Caisse de Sécurité et Sociale, sise à Colobane (Dakar), a lancé probablement le « 30ème mois africain de la prévention des risques professionnels (MAFF)”. Elle a également annoncé l’organisation, par le Sénégal, du 24e congrès mondial sur la sécurité santé au travail en 2027.

Placé sous le thème « JAPRP, 30 ans après : bilan, défis persistants et émergents de la prévention des risques professionnels en Afrique », le 30ème mois Africain de la MAFF « revêt une signification toute particulière car elle offre l’opportunité de marquer les 30 ans de la journée africaine de la prévention des risques professionnels », a annoncé Ibrahima Diallo, directeur général de la Sécurité et Santé au travail.

Le renforcement du cadre juridique et institutionnel en matière de sécurité et de santé au travail

Les activités du MAFF visent à promouvoir la santé et la sécurité au travail. D’après Ibrahima Diallo, il est important de « saluer les progrès réalisés sur le continent », car de nombreux pays africains, dont le Sénégal, ont renforcé leur cadre juridique et institutionnel en matière de sécurité de santé au travail dont les politiques nationales ont été élaborées, des structures spécialisées mises en place et la culture de la prévention qui « commence progressivement à s’enraciner dans les systèmes productifs ».

Il a également souligné que la mise en œuvre du programme de sécurité et de santé au travail du Sénégal a pour mais de renforcer le capital humain en milieu de travail par une prévention des risques professionnels, une gestion efficace des accidents et atteinte à la santé des travailleurs.

1 316 cas d’accidents de travail recensés en 2024

Le directeur a indiqué que les efforts fournis dans la prévention des risques d’accidents ont permis d’enregistrer « des progrès mesurables ». Le nombre d’accidents déclarés a baissé, passant d’environ 2000 cas en 2015 à près de 1300 cas en 2023, et de 1 316 cas en 2024. Il a également précisé que 90 à 95 % des travailleurs au Sénégal évoluent dans le secteur informel souvent sans couverture sociale ni mécanisme de déclaration des accidents.

Par ailleurs, Ibrahima Diallo a souligné que certains secteurs notamment l’industrie, le bâtiment et les travaux publics, le secteur extractif ou encore le commerce concentrent une part importante des accidents de travail. Il a expliqué que ces constats mettent en évidence la nécessité de renforcer le dispositif de prévention « en particulier dans les secteurs à haut risque tout en étendant la couverture aux travailleurs du secteur informel ».

5 000 décès par jour des suites d’accidents ou de maladies professionnelles
Il a également annoncé l’émergence de nouveaux risques au travail liés aux transformations technologiques et à la digitalisation, des effets du changement climatique sur les conditions de travail, des risques psychosociaux, le stress notamment, le burn-out et le harcèlement et des nouvelles formes d’emplois précaires, qui « exigent une adaptation constante de nos stratégies de prévention ».

D’après lui, au niveau mondial, les enjeux sont tout aussi préoccupants car « selon les estimations internationales, près de 2 millions de travailleurs meurent chaque année des suites d’accidents ou de maladies professionnelles et plus de 5 000 décès par jour ».

Related Articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button