Alpha Thiam évoque un « pas décisif » pour l’efficacité de l’État

La décision du gouvernement de rationaliser le secteur parapublic continue de susciter des réactions dans les milieux institutionnels. Le directeur général de l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises, Alpha Thiam, estime que cette orientation constitue une étape importante dans la transformation de l’action publique au Sénégal.
Lors du dernier Conseil des ministres, l’exécutif a annoncé la suppression de 19 agences publiques dans le cadre d’une réforme visant à rendre l’État plus efficace et plus cohérent dans son fonctionnement. Cette mesure s’inscrit dans la vision portée par le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, qui ambitionnent de renforcer la performance de l’administration et l’impact des politiques publiques.
Pour Alpha Thiam, cette réforme dépasse largement une simple réorganisation administrative. Elle marque, selon lui, une volonté de construire un État moderne et capable de soutenir les ambitions de transformation économique et sociale du pays.
« C’est une étape déterminante dans la construction d’un État moderne, capable de porter efficacement la vision d’un Sénégal juste, prospère et souverain », a-t-il souligné.
Une réforme pour clarifier l’action publique
Au fil des années, la multiplication des structures parapubliques a parfois entraîné des chevauchements de missions et une dispersion des ressources. La décision de réduire le nombre d’agences vise ainsi à clarifier l’architecture institutionnelle et à améliorer la cohérence de l’action publique.
Selon le directeur général de l’Agence de développement et d’encadrement des PME, cette orientation traduit la volonté de passer d’une logique administrative centrale sur la gestion à une administration davantage orientée vers la performance et les résultats.
Il rappelle que cette réforme s’inscrit dans les efforts de modernisation de l’État, notamment à travers les plans de réformes institutionnelles et les initiatives visant à renforcer l’efficacité des structures publiques.
Avare sur le capital humain
Au-delà de la rationalisation des structures, Alpha Thiam estime que la réussite de cette réforme dépendra largement de la qualité des ressources humaines au sein de l’administration.
Il plaide ainsi pour une modernisation des processus de recrutement dans les agences publiques, avec davantage de transparence et de compétitivité pour les postes stratégiques. Une telle dynamique pourrait, selon lui, favoriser l’émergence d’une administration plus performante et ouverte aux compétences.
Dans cette perspective, il évoque également la possibilité de mieux mobiliser les talents de la diaspora sénégalaise, dont l’expertise pourrait contribuer à renforcer les capacités de l’État.
Vers une administration plus performante
Pour Alpha Thiam, la rationalisation du secteur parapublic pourrait devenir un levier majeur pour bâtir une administration plus efficace, capable d’accompagner les ambitions économiques du Sénégal.
Dans un contexte international marqué par une forte concurrence économique et technologique, il estime que la capacité de l’État à agir rapidement et efficacement constitue un facteur clé de développement.
Cette réforme, conclut-il, pourrait ainsi contribuer à poser les bases d’un État plus stratégique et davantage tournées vers les résultats.



