Ce que disent les officiels sur la finale de la CAN 2025

(SénéPlus) – Dans un article exclusif publié ce 24 mars 2026 sur le site marocain Médias24le journaliste Abdelali El Hourri dévoile le contenu accablant des quatre rapports officiels qui ont scellé le sort du Sénégal lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations. Ces documents confidentiels, qui ont « force probante », ont été la pierre angulaire de l’argumentaire juridique de la Fédération marocaine devant la Confédération africaine de football (CAF), conduisant au retrait du titre des Lions de la Teranga pour abandon de match.
La décision de la CAF, rendue le 17 mars par le Jury d’appel, s’appuie juridiquement sur les articles 82 et 84 du règlement de la compétition. Ces textes font l’objet de lourdes sanctions en cas de départ volontaire de la pelouse avant la fin de la rencontre. Pour établir cette faute, les instances se fondent sur une série de rapports rédigés par l’arbitre, le commissaire du match, le coordinateur général et l’officier de sécurité.
La pièce maîtresse du dossier reste le rapport de l’arbitre central, Jean-Jacques Ngambo Ndala. Ce dernier acte chronologiquement la rupture de la rencontre à la 97e minute, consécutivement à un « arrêt de jeu temporaire » lié à la contestation d’un penalty marocain. Le document pointe directement la responsabilité de l’encadrement sénégalais, précisant que c’est « sur instruction de leur entraîneur principal […]les joueurs sont rentrés dans le vestiaire ».
Cette version est entièrement confirmée par le coordinateur général, Khaled Lemkecher. Son compte rendu décrit avec précision comment, face à l’intervention de l’assistance vidéo (VAR), les protestations du banc sénégalais « se sont encore plus intensifiées ». Fait aggravant, le document atteste que le sélectionneur et son personnel ont précisé à leurs hommes « de quitter le terrain et d’aller dans les vestiaires, abandonnant le match ». Le rapport du commissaire du match abonde dans le même sens, certifiant en anglais que « l’entraîneur du Sénégal a demandé à ses joueurs de quitter le terrain ».
Au-delà de l’abandon du terrain, les officiels ont identifié des scènes de chaos dans les tribunes. Le rapport de sécurité fait état des supporters sénégalais « très furieux et agressifs », auteurs de violences ayant provoqué des « dégâts matériels et humains ». L’interruption de la rencontre, qui a duré « environ 12 minutes » selon l’arbitre, a été largement exacerbée par des tentatives d’invasion de la pelouse assorties d’une « violence aggravée sur les stades ».
Enfin, l’officier de sécurité de la CAF souligne que ce climat délétère avait été alimenté en amont par la communication du camp sénégalais. Son rapport pointe du doigt les déclarations « non rassurantes » du sélectionneur Pape Thiaw, qui s’était plaint publiquement avant le match de la mise en danger de ses joueurs à leur arrivée au Maroc. Un défaut d’anticipation regrettable pour les officiels, qui estiment qu’un meilleur encadrement de la pression émotionnelle aurait pu éviter ce désastre sportif.



