Société, Culture

Crise de l’emploi, une nouvelle politique nationale en préparation

Face aux dysfonctionnements persistants du marché de l’emploi, le gouvernement a défini une nouvelle politique nationale pour une gestion durable du secteur. Il veut ainsi corriger les déséquilibres, renforcer l’employabilité des jeunes et stimuler la création d’opportunités durables.

Prenant la parole en réunion du conseil des ministres hier, le Premier ministre Ousmane Sonko a fait remarquer que le secteur de l’Emploi est confronté à des crises cycliques générées principalement par le problème d’insertion des demandeurs d’emploi. Il a ensuite mis en exergue le faible niveau de qualification des ressources humaines, résultant de l’insuffisance de l’offre du fait de la faiblesse des activités des entreprises et de la valorisation insuffisante des secteurs à fort potentiel pourvoyeurs d’emploi.

Aussi, le chef du gouvernement a relevé l’inadéquation entre la formation et l’emploi, la faible employabilité, l’inefficacité du dispositif de financement, d’encadrement et d’accompagnement et les contraintes liées au Code du Travail.

Ousmane Sonko a par la suite évoqué les mesures prises par son gouvernement, en initiant un processus inclusif d’élaboration d’une Politique nationale de l’Emploi, qui prendra en compte la rationalisation des structures de gouvernance, et en renforçant la Convention nationale État-Employeurs ainsi que les dispositions sur l’apprentissage et la formation double.

Au demeurant, souligne-t-il, le gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre le Pacte de stabilité sociale, outre la signature du décret portant Statut général des fonctionnaires des Collectivités territoriales ainsi que celui fixant le montant de l’indemnité forfaitaire accordée aux agents non-fonctionnaires des collectivités territoriales.

A cela s’ajoute, dit-il, la généralisation de l’indemnité de logement. Le Premier Ministre a souligné que le renouveau de l’emploi sera porté par le développement des filières stratégiques, la relance des travaux de réalisation d’infrastructures, la mise en place des agropoles et le développement du tissu industriel.

Dans ce cadre, note-t-il, le gouvernement s’emploiera, notamment, à la finalisation et à l’adoption de la loi d’orientation sur l’emploi, à la réforme du Code du Travail et de la Sécurité sociale, à l’évaluation et au renforcement organisationnel et financier de la Convention nationale État-Employeurs et à la rationalisation des structures en charge de la promotion de l’emploi.

Le Premier Ministre a également annoncé le renforcement du lien emploi et formation, la mutualisation et l’optimisation des structures, interventions et ressources, la mise en place d’une grande coalition pour l’emploi, le développement de l’emploi local dans les pôles territoires, la mise en place de projets de travaux à haute intensité de main d’œuvre (HIMO). Il a, enfin, indiqué le renforcement des Pôles Emploi et la mise en place des Centres d’Initiatives pour l’Emploi local (CIEL) au niveau de chaque département, ainsi que des Missions locales pour l’Emploi et l’Entrepreneuriat au niveau de chaque commune.

AIR SENEGAL : UN PLAN D’URGENCE POUR UN REDRESSEMENT DURABLE

En outre, la question du redressement de la Compagnie Air Sénégal a été également à l’ordre du jour, hier, en conseil des ministres. A l’occasion, le chef du gouvernement a rappelé des décisions arrêtées lors du Conseil interministériel du 03 avril 2025, sur la base comprenant a été élaboré le plan d’urgence de redressement global comprenant la reconstitution des fonds propres, la recapitalisation, le refinancement et la réalisation d’un audit financier et organisationnel complet. Ousmane Sonko n’a pas manqué de réaffirmer en définitive la ferme volonté du gouvernement de soutenir Air Sénégal SA et AIBD SA, dans leur redressement et leur repositionnement durable au cœur de la stratégie nationale du transport aérien

Related Articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button