Crise Multisectorielle Et Opacité Financière :Thierno Alassane Sall Peint Un Tableau Sombre De La Situation Actuelle

De l’avis de TAS, le pays traverse une période difficile qui affecte durablement les travailleurs et plus encore les personnes sans emploi. Face à la presse , le député a déclaré une crise généralisée et une « opacité qui entoure » le remboursement de la dette souveraine de mars 2026, une opération effectuée selon lui sans communication officielle crédible. Selon le site pressafrik qui cite le député, l’Assemblée nationale, qui aurait dû se saisir de ces enjeux, semble aujourd’hui « paralysée » par des querelles politiciennes et des manifestations d’allégeance aux deux têtes de l’exécutif engagés dans une bataille de positionnement.
Poursuivant dans ses diatribes, ce dernier a passé en revue les secteurs en détresse, notant que les « enseignants et étudiants multiplient les mouvements de grève, révélant un malaise profond dans notre système éducatif ». Le monde rural subit également un constat d’échec préoccupant car, malgré une bonne saison hivernale, les « producteurs d’arachides peinent à écouler leurs récoltes, tandis que des maraîchers, faute de débouchés, se voient des contraintes de déverser leurs productions ». Cette crise s’étend au secteur du BTP qui, selon lui, traverse une « crise majeure qui menace des milliers d’emplois », aggravant un climat social déjà marqué par la cherté de la vie et le chômage. Thierno Alassane Sall estime que dans un moment aussi grave, les citoyens « sont en droit d’attendre de leurs dirigeants qu’ils se consacrent pleinement aux urgences économiques et sociales ».
Sur le volet, les révélations du député pointent des défaillances dans la gestion des ressources nationales et de l’énergie. Il alerte sur le fait que le « stock stratégique d’hydrocarbures aurait diminué », malgré des risques d’approvisionnement mondiaux connus. Thierno Alassane Sall déplore également l’absence de clarté sur l’avenir du projet offshore profond de Kayar après le retrait des partenaires internationaux, ainsi que l’expiration de la concession des Industries chimiques du Sénégal (ICS) sans plan précis de reprise. Il pointe par ailleurs une instabilité managériale au sein de Petrosen EPC, tout en critiquant les prises de parole du Premier ministre qu’il juge davantage marquées par des « considérations personnelles que par de véritables orientations stratégiques ».
L’intervention a atteint son point culminant avec le dossier de l’électrification rurale porté par l’ASER. Le député affirme que « 37 milliards de francs CFA ont déjà été décaissés sans qu’aucune réalisation significative ne soit visible sur le terrain », sur un projet global évalué à plus de 91 milliards. Cette affaire a poussé le leader de la RDV à saisir le Pool judiciaire financier ainsi que la justice espagnole à Madrid pour obtenir des explications de l’entreprise AEE Power EPC et de Banco Santander SA. Il a réaffirmé sa détermination en innocente que « la véritable souveraineté commence par la protection de l’argent public et l’exigence de transparence dans chaque partenariat international », assurant que les tentatives de détournement ne devraient pas ébranler sa démarche de défense des ressources du peuple sénégalais.



