Décision de la Confédération africaine de football : Thiendella Kébé révèle pourquoi le Sénégal manque d’influence

XALIMANEWS : – Au lendemain de la décision controversée de la Confédération africaine de football de retirer au Sénégal son titre de champion d’Afrique 2025, le débat sur la représentativité du pays dans les instances internationales refait surface avec insistance.
Dans une analyse publiée sur les réseaux sociaux, Thiendella Kébé met en avant un facteur souvent sous-estimé dans les rapports de force sportifs et diplomatiques : le poids de la présence dans les sphères de décision.
Selon cette réflexion, la représentativité internationale du Sénégal, notamment à travers sa diplomatie et ses candidatures à des postes stratégiques, constitue un levier essentiel de soft power, de crédibilité géopolitique et d’influence dans les grandes décisions. Cela nous permet non seulement de défendre les intérêts nationaux, mais aussi de porter la voix du continent africain auprès des instances de gouvernance mondiale.
L’auteur suggère que la configuration actuelle des instances dirigeantes de la Confédération africaine de football pourrait éclairer, en partie, certaines décisions récentes. Une lecture qui invite à réfléchir sur l’équilibre des influences au sein de l’institution.
Une gouvernance dominée par les équilibres régionaux
A la tête de la Confédération africaine de football, on retrouve le président Patrice Motsepe (Afrique du Sud), entouré notamment de son premier vice-président Fouzi Lekjaa (Maroc) et de son deuxième vice-président Kurt Okraku (Ghana).
Le comité exécutif élu en mars 2025 reflète également la diversité régionale, avec des personnalités comme Samuel Eto’o (Cameroun), Mustapha Raji (Libéria), Wallace Karia (Tanzanie), Sadhi Walid (Algérie) ou Bestine Kazadi (RD Congo).
Par ailleurs, la représentation africaine au Conseil de la Fédération internationale de football association pour la période 2025-2029 comprend des personnalités influentes telles que Faouzi Lekjaa (Maroc), Ahmed Yahya (Mauritanie), Kanizat Ibrahim (Comores), Souleiman Waberi (Djibouti), Hamidou Djibrilla (Niger) et Hani Abo Rida (Egypte).
Une leçon stratégique pour le Sénégal
Au-delà de la polémique actuelle, Thiendella Kébé insiste sur une nécessité : renforcer la présence sénégalaise dans les instances internationales. Pour lui, les divergences internes ne doivent pas affaiblir la position du pays à l’étranger.
« Nous ne partageons peut-être pas les mêmes idées en interne, mais au-delà de nos frontières, nous devons être unis », suggère-t-il en substance.
Cette analyse appelle à une mobilisation collective en vue des prochaines échéances électives dans les organisations sportives internationales, où chaque candidature sénégalaise devrait bénéficier d’un soutien national sans faille.
Entre émotion et rationalité
Enfin, l’auteur conclut sur une note plus philosophique, rappelant que dans les moments de forte tension, l’émotion a souvent tendance à prendre le pas sur la raison. Une invitation à entretenir une lecture lucide et stratégique des événements, dans un contexte où sport, politique et diplomatie restent profondément liés.
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