Société, Culture

Deux Ans Après : Les Fondations D’un Nouveau Sénégal Par Pape Ibrahima Senghor

Deux ans après : les fondations d’un nouveau Sénégal

Deux ans après son accession à la magistrature suprême, le Président Bassirou Diomaye Faye n’a pas choisi la facilité. Là où certains attendaient des effets d’annonce, il a engagé un travail plus exigeant : celui de la reconstruction méthodique de l’État et de la redéfinition de ses priorités.

Car il faut le dire clairement : gouverner après des années de pratiques contestées ne consiste pas à promettre davantage, mais à remettre de l’ordre, du sens et de la cohérence dans l’action publique.

Le premier marqueur de cette gouvernance est sans équivoque : la sobriété. Une sobriété qui n’est pas qu’un symbole, mais une orientation politique assumée. Réduire les excès, rationaliser les dépenses, restaurer la responsabilité dans la gestion des ressources publiques — voilà les bases d’un État crédible.

À cette exigence s’ajoute un autre pilier fondamental : la transparence. Les audits, les contrôles et la reddition des comptes ne relèvent plus du registre de l’exception, mais deviennent la norme. Ce choix, parfois inconfortable, est pourtant indispensable pour rétablir une confiance durable entre l’État et les citoyens.

Sur le plan stratégique, le Sénégal amorce également un repositionnement notable. Dans un environnement international de plus en plus compétitif, le pays affirme davantage ses intérêts, notamment dans la gestion de ses ressources naturelles. L’entrée dans l’ère pétrolière et gazière n’est pas seulement une opportunité économique ; elle constitue un test de souveraineté.

Mais une politique ne se juge pas uniquement à ses intentions. Elle se mesure aussi à ses fondamentaux.

Sur ce plan, les indicateurs traduisent une trajectoire de stabilisation. La croissance économique, entre 4,5 % et 6 %, témoigne d’une certaine résilience. Le déficit budgétaire est progressivement contenu autour de 5 % du PIB, tandis que la dette fait l’objet d’une gestion plus prudente. L’inflation, quant à elle, est globalement maîtrisée.

Ces équilibres restent fragiles, mais ils traduisent une volonté de rétablir des bases saines, condition indispensable à toute transformation durable.

Pour autant, tout n’est pas encore gagné. Le climat des affaires demeure dans une phase d’ajustement, les investisseurs observant avec attention les nouvelles orientations. Surtout, la question de l’emploi — en particulier celui des jeunes — reste un défi majeur. Les attentes sociales sont fortes, parfois pressantes, et les résultats tardent encore à se matérialiser dans le quotidien des populations.

C’est là que se situe le véritable test du pouvoir : transformer des équilibres macroéconomiques en progrès concrets, visibles et partagés.

En réalité, ces deux premières années ne constituent pas un aboutissement, mais un point de départ. Celui d’un cycle où la rigueur, la souveraineté et la réforme doivent produire progressivement leurs effets.

Le temps politique exige souvent des réponses immédiates. Mais le temps des transformations profondes, lui, impose de la constance, de la cohérence et du courage.

Le Président Bassirou Diomaye Faye a engagé une trajectoire.
Il lui appartient désormais de la traduire en résultats tangibles pour les Sénégalais.

Papa Ibrahima Senghor
Président Kaolack Bi Gueune
Coalition Diomaye Président

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