Politique

deux morts dans un crash à l’aéroport de New York après cet ordre fatal donné par la tour de contrôle

L’aéroport LaGuardia de New York a été le théâtre d’une collision meurtrière dimanche soir. Un avion de ligne à l’atterrissage a violemment percuté un véhicule d’intervention sur la piste, causant la mort de deux personnes et en blessant des dizaines. Les premiers éléments de l’enquête pointent vers un échec de la coordination au sol.

Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le vol AC8646 d’Air Canada, opéré par Jazz Aviation à partir de Montréal, a amorcé sa descente avec 72 passagers et quatre membres d’équipage. À 23 h 40 (heure locale), l’avion CRJ-900 a percuté un camion de pompiers de l’Administration portuaire à une vitesse d’environ 39 km/h. Ce véhicule de secours venait d’être mobilisé pour un autre vol d’United Airlines signalant une odeur suspecte dans la cabine.

L’impact a littéralement détruit la partie avant de l’avion, tuant sur le coup le pilote et le copilote, tous deux basés au Canada. Quarante et un passagers ainsi que deux pompiers présents dans le camion ont été évacués vers les hôpitaux de la ville. Depuis, trente-deux d’entre eux ont pu rentrer chez eux. Le point culminant de cet accident a été qu’une hôtesse de l’air a été retrouvée vivante à l’extérieur de l’avion, toujours attachée à son siège qui était tombé à travers le sol disloqué. Elle a subi des blessures graves, mais ses jours ne sont pas engagés.

Les enregistrements audio des communications révèlent les secondes précédant l’impact. Un contrôleur aérien avait initialement autorisé le camion de pompiers à traverser la piste. Conscient de l’approche imminente de l’avion canadien, il tente alors d’intervenir en criant à plusieurs reprises : « Truck One, stop, stop, stop ! Une vingtaine de minutes après le drame, ce même aiguilleur a reconnu sa responsabilité sur la fréquence : « Nous gérions une urgence plus tôt. J’ai foiré.

Les autorités américaines et canadiennes examinent désormais la gestion du trafic aérien et terrestre au moment des événements. Même si LaGuardia ne souffre pas d’une pénurie chronique de personnel selon l’ancien chef du contrôle aérien de la FAA, Mike McCormick, le drame s’est produit lors d’une équipe de nuit, une période où les effectifs de la tour de contrôle sont réduits. Les enquêteurs examinent les heures supplémentaires, les rotations et la fatigue possible du personnel.

Cet accident survient dans un contexte national tendu pour les aéroports américains, confrontés à des pénuries de personnel liées au « shutdown » (fermeture partielle des services gouvernementaux) qui prive de financement le ministère de la Sécurité intérieure depuis la mi-février. Donald Trump a également annoncé dimanche que des agents d’immigration (ICE) viendraient soutenir les opérations de sécurité dans les aéroports du pays. Evoquant le crash survenu avant l’embarquement à bord d’Air Force One, Donald Trump a qualifié l’événement de “terrible”, soulignant qu’une “erreur a été commise”.

Le Premier ministre canadien Mark Carney a déclaré que des responsables de son pays aidaient les enquêteurs. Au niveau local, le maire de New York, Zohran Mamdani, a salué la réactivité des premiers intervenants, tandis que la gouverneure de l’État, Kathy Hochul, a exprimé son soutien aux familles touchées. L’aéroport, l’un des plus fréquentés et encombrés des États-Unis, a été temporairement fermé avant d’entamer une réouverture progressive de ses points de contrôle en début d’après-midi lundi.

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