deux nouveaux navires touchés par des projectiles en quelques heures

Ce qu’il faut retenir
► Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth a affirmé que mardi serait « le jour le plus intense de frappes » depuis le début de la guerre lancée contre l’Iran, alors que la veille Donald Trump avait indiqué que la guerre allait « se terminer bientôt », estimant que le conflit était « bien en avance » sur le calendrier de quatre à cinq semaines qu’il avait évoqué auparavant.
► Le centre de la capitale libanaise a été frappé tôt mercredi matin. La banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien, a été visée par de nouvelles frappes israéliennes, mardi alors que le Liban a enregistré plus de 760 000 déplacés. L’armée israélienne a également annoncé avoir lancé une nouvelle série de frappes sur Téhéran, après avoir visé dans la nuit « un complexe souterrain » des Gardiens de la Révolution dans la capitale iranienne.
► L’Iran n’a « pas peur » des « menaces vides » de Donald Trump, a déclaré Ali Larijani, le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, en réponse au président américain. Le président du Parlement iranien a pour sa part averti que son pays répondrait « œil pour œil, dent pour dent » à toute attaque contre ses infrastructures. L’Iran a tiré mardi une nouvelle salve de missiles vers Israël et des cibles américaines au Moyen-Orient.
► Les cours de l’or noir accélèrent leur chute après l’annonce de la convocation par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) d’une « réunion extraordinaire » de ses gouvernements membres face à la flambée des prix du pétrole depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
Téhéran vidée de ses habitants, le régime durcit la répression contre toute opposition
Le régime iranien a mené, mardi 10 mars au soir et dans la nuit, de nouvelles attaques qui ont visé des installations militaires américaines dans le Golfe, alors que les États-Unis et Israël ont pilonné l’Iran. À Téhéran, près de la moitié de la population a fui et les habitants qui restent s’organisent tant bien que mal. Et le régime poursuit sa répression contre toute forme d’opposition.
Un nouveau navire touché par un projectile au large des Émirats arabes unis
Un nouveau navire a été touché par un « projectile inconnu » au large des Émirats arabes unis, le deuxième en quelques heures, a indiqué l’agence de sécurité maritime britannique (UKMTO). Le capitaine d’un vraquier, qui se situait à 50 milles nautiques au nord-ouest de Dubaï, « a signalé que son bateau avait été touché par un projectile inconnu, selon l’agence. Aucun impact environnemental n’a été rapporté. L’équipage est sain et sauf ».
Un porte-conteneurs avait été endommagé plus tôt par un projectile au large de ce pays du Golfe, tandis qu’un autre navire a été touché dans le détroit d’Ormuz au large d’Oman, d’après l’UKMTO.
Des drones tombés près de l’aéroport de Dubaï, quatre blessés
Deux drones sont tombés près de l’aéroport de Dubaï mercredi, bénissant quatre personnes, mais le trafic n’a pas été affecté, ont annoncé les autorités de l’émirat du Golfe dans un communiqué, au douzième jour de la guerre.
« Deux drones sont tombés il ya peu dans le secteur de l’aéroport international de Dubaï », faisant quatre blessés – deux ressortissants ghanéens, un bangladais et un indien. « Le trafic aérien fonctionne normalement », selon le communiqué.
Ressources stratégiques de pétrole : les ministres du G7 Énergie « prêts » à prendre « toutes les mesures nécessaires » en « coordination » avec l’AIE
Les ministres de l’Énergie du G7, réunis mardi à Paris dans un contexte de guerre au Moyen-Orient et de forte instabilité des prix du pétrole, ont affirmé être « prêts » à prendre « toutes les mesures nécessaires », en coordination avec l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
« Nous soutenons en principe la mise en œuvre de mesures proactives pour remédier à la situation, y compris le recours aux réserves stratégiques », indiquent les ministres du G7 Énergie dans un communiqué commun publié mercredi. Selon le Wall Street Journal mardi soir, l’AIE propose un recours sans précédent aux réserves stratégiques de pétrole afin d’enrayer la flambée des prix.
La France s’apprête à tripler son soutien humanitaire au Liban, en y dépêchant jeudi 60 tonnes d’aide pour les réfugiés quittant le sud du pays où Israël mène des opérations militaires contre le Hezbollah pro-iranien, a annoncé mercredi le chef de la diplomatie française.
« Nous avons décidé de tripler le volume de l’aide qui arrivera cette semaine. Cette aide atteindra 60 tonnes d’aide humanitaire à destination des Libanais, avec des kits sanitaires, des kits d’hygiène, des matelas, des lampes, mais aussi un poste sanitaire mobile », a déclaré sur TF1 Jean-Noël Barrot, selon qui ce soutien s’effectue « grâce au soutien de la Fondation CMA CGM ».
Le Commandement central américain publie des images qu’il dit être un navire de guerre iranien frappé par un projectile «près du détroit d’Ormuz»
Un projectile s’approche de ce que le Commandement central américain (CENTCOM) décrit comme un navire de guerre iranien, lors d’une série de frappes visant notamment des navires poseurs de mines, dans une zone située près du détroit d’Ormuz, le 10 mars 2026.
Le nouveau guide suprême iranien est « sain et sauf » malgré ses blessures, selon le fils du président
Le nouveau guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, est « sain et sauf » malgré ses blessures, a affirmé mercredi le fils du président iranien sur son compte Telegram. « J’ai entendu les informations disant que M. Mojtaba Khamenei avait été blessé. J’ai demandé à des amis qui ont des connexions. Ils m’ont dit que, grâce à Dieu, il était sain et sauf », a écrit Yousef Pezeshkian, qui est aussi conseiller du gouvernement.
Mojtaba Khamenei aurait été blessé lors du raid qui a tué son père au premier jour de l’offensive israélo-américaine le 28 février, mais les détails sur la gravité de ses blessures ne sont pas connues et il n’est pas apparu en public depuis.
À Baabda, sur les hauteurs de Beyrouth, le gouvernorat a une vue plongeante sur la banlieue sud, où des colonnes de fumée s’échappent des immeubles bombardés par l’armée israélienne.
Le gouverneur, Mohamed Al Mekaoui, organise la réponse d’urgence : « Ici ce sont des couvertures, on essaie de distribuer à chaque déplacement un matelas et une couverture. En ce qui concerne l’eau potable, on fait de notre mieux, mais il ya encore des manques et l’eau courante, ça s’est amélioré. »
Un quotidien rythmé par les bombes, qui viennent s’ajouter à toutes les crises de ces dernières années. « En terme d’organisation, bien sûr que nous sommes prêts, notre problème ce sont les capacités, déplore Mohamed Al Mekaoui. Pour faire face à la guerre et aux conséquences de la guerre, il faut beaucoup de moyens, on sait dans quelle situation est le Liban. Depuis 2019, il n’y a pas une année qui se passe sans crise. Ça me fait dire que je ne sais pas combien de temps on va pouvoir encore tenir. »
L’Union européenne a annoncé une aide d’urgence pour le Liban. Le Premier ministre Nawaf Salam craint une catastrophe humanitaire.
Un navire touché par un projectile dans le détroit d’Ormuz, le personnel évacue
Un navire a été touché mercredi par un « projectile inconnu » dans le détroit d’Ormuz, qui a provoqué un incendie à bord, a rapporté l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO.
Le cargo, qui se trouvait à 11 milles nautiques au nord d’Oman, « a demandé de l’aide et l’équipage est en train d’évacuer le navire », a ajouté l’UKMTO.
En un peu plus de dix jours de conflit, les forces iraniennes auraient lancé 2600 drones Shahed et 1118 missiles balistiques. Une combinaison des deux pour noyer dans les nuées de drones des missiles plus destructeurs, explique Franck Alexandre, journaliste défense de RFI. Reste qu’une immense majorité de ces drones sont abattus.
Même s’il n’est pas possible de faire un décompte précis, les pays du Golfe font feu de tout bois avec des missiles intercepteurs, des tirs canons, des avions de chasse ou des tirs depuis les hélicoptères.
Au final, notent les militaires français, très peu de drones passent. L’attrition serait également très élevée pour les rampes de lancement des missiles balistiques iraniens, au nombre de 460 au début des frappes, il n’en resterait plus. Selon des sources israéliennes, que 150 en état de marche.
Mais Téhéran met sur une doctrine mosaïque, précise et politique afin de paralyser l’économie de la région et au-delà. Le régime iranien, soulignant les hauts grades français, fait aussi le pari du temps long. Car si ses défenses s’amenuisent, les soutes américaines composées d’armes high tech, elles aussi, se vident rapidement et les recompléter pourraient être difficiles.
Le manque de lisibilité des buts de guerre américains en Iran déroute les monarchies du Golfe
Alors qu’elles ont la stabilité régionale pour priorité, les monarchies du Golfe ne sont pas rassurées par l’évolution constante des objectifs de Washington en Iran car elle ne leur permet pas de voir se dessiner l’issue finale du conflit.
Plusieurs explosions ont été entendues mercredi dans la capitale du Qatar, Doha, ont rapporté des journalistes de l’AFP, au douzième jour de la guerre déclenchée par l’offensive israélo-américaine contre l’Iran.
Le ministère qatarien de l’Intérieur avait fait état un peu plus tôt d’un « niveau de menace sécuritaire élevé », et a appelé les habitants à ne pas sortir et à se tenir à l’écart des fenêtres.
Royaume-Uni : la Royal Navy envisagee pour la lenteur de son déploiement au Moyen-Orient
Alors que plusieurs puissances occidentales renforcent fortement leur présence militaire au Moyen-Orient, la Royal Navy est communiquée au Royaume-Uni pour sa lenteur à déployer des moyens dans la région. Entre hésitations politiques et capacités militaires affaiblies, cet épisode relance le débat sur l’état des forces armées britanniques.
Le chef de la police iranienne avertit que des manifestants seraient traités en «ennemis»
Le chef de la police iranienne a prévenu que tout manifestant contestant les autorités seraient traitées comme un « ennemi », alors que l’Iran est en guerre depuis douze jours.
« Si quelqu’un s’avance conformément aux souhaits de l’ennemi, nous ne le considérerons plus comme un simple manifestant, mais comme un ennemi. Et nous lui subirons le même traitement qu’à un ennemi », a déclaré le chef de la police nationale Ahmad-Reza Radan dans des commentaires diffusés par la télévision nationale Irib.
Le président américain Donald Trump a appelé les Iraniens à prendre le pouvoir, deux mois après un mouvement de protestation réprimé dans le sang.
Une frappe israélienne a touché mercredi le centre de Beyrouth pour la deuxième fois depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, a rapporté l’agence officielle libanaise.
Selon l’Agence nationale d’information (Ani), « l’ennemi a ciblé un appartement dans la zone d’Aïcha Bakkar », en plein cœur de la ville.
Mercredi 11 Mars 2026 – 09:32
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