Société, Culture

Donald Trump dévoile sa coalition anti-drogue et fixe une ligne rouge concernant une infrastructure clé

À l’occasion du sommet inaugural du « Bouclier des Amériques » organisé dans le sud de la Floride, le président des États-Unis a réuni plusieurs chefs d’État d’Amérique latine pour redéfinir la stratégie régionale de lutte contre le narcotrafic. Cette rencontre marque une réorientation de la politique étrangère américaine, qui s’appuie désormais sur de nouveaux partenariats politiques.

Donald Trump a probablement annoncé la création de la Coalition des Amériques contre les cartels, regroupant une douzaine de pays. Lors de la signature de la déclaration commune, le dirigeant américain a exigé un changement de méthode. Selon les informations rapportées par Al Jazeera, il a pressé ses homologues de délaisser les forces de police au profit de l’armée pour affronter les réseaux criminels, qu’il a qualifiés de « cancer ».

La liste des invités reflète ce pivot diplomatique. Les présidents Javier Milei (Argentine), Nayib Bukele (El Salvador) et Daniel Noboa (Équateur) figuraient parmi les participants. À l’inverse, le Mexique et le Brésil, dirigés par des gouvernements de gauche, n’étaient pas représentés au plus haut niveau. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a salué la coopération des pays présents, tandis que le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a justifié cette alliance par la défense d’une civilisation occidentale et commune chrétienne face à la menace des réseaux criminels.

Pour motiver le recours à la force létale, Donald Trump a affirmé que les cartels dépassaient désormais les armées locales. L’administration américaine a déjà mis en œuvre cette approche martiale. Depuis septembre, au moins 44 frappes aériennes ont visé des navires dans la mer des Caraïbes et l’océan Pacifique oriental, causant la mort de près de 150 personnes. Des opérations militaires ont également été menées sur le sol vénézuélien début janvier, aboutissant à l’arrestation du président Nicolas Maduro. Cette offensive a fait au moins 80 morts, dont 32 officiers militaires cubains.

Lors de son allocution, le président américain a ciblé plusieurs pays de la région. Il a désigné le Mexique comme l’épicentre de la violence des cartels, estimant que les récentes déploiements de dizaines de milliers de soldats ordonnés par la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum restaient insuffisants. Cuba est également fait l’objet de menaces directes. Soumis à une pression économique maximale par Washington ayant entraîné des coupures d’électricité massives, le gouvernement cubain a été décrit par Donald Trump comme étant « à la fin de la ligne », ce dernier anticipant une transition politique imminente.

Enfin, Donald Trump a présenté la « Doctrine Donroe », une version actualisée de la doctrine Monroe, visant à bloquer l’influence des puissances étrangères, notamment la Chine, dans l’hémisphère occidental. Joignant la théorie à la pratique, il a publiquement interpellé le président panaméen, José Raul Mulino, présent dans l’assistance, en affirmant que les États-Unis ne toléraient pas de prise de contrôle hostile sur aucun canal de Panama.

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