Politique

Donald Trump revendique des négociations en cours et évoque un « très gros cadeau » de Téhéran

Les affrontements militaires se poursuivent au Moyen-Orient, mais des manœuvres diplomatiques commencent à émerger en coulisses. Alors que les frappes rythment encore la vie quotidienne dans la région, l’administration américaine affirme avoir pris des mesures pour mettre un terme aux hostilités avec Téhéran.

Le président américain Donald Trump a déclaré mardi soir depuis la Maison Blanche que des négociations étaient en cours pour mettre fin à la guerre en Iran. Affirmant parler avec « les bonnes personnes », il a fait allusion à un « très gros cadeau » lié au pétrole et au gaz qui aurait été offert par Téhéran. Ces déclarations interviennent après que le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Ghalibaf, a qualifié lundi ces allégations de fausses informations.

Dans le même temps, plusieurs rapports indiquent que Washington aurait envoyé à l’Iran un plan en 15 points visant à mettre un terme au conflit. Selon les informations relayées par Al Jazeera, ce document a été transmis via le Pakistan. Des sources citées par la chaîne israélienne Channel 12 précisent que ce plan nécessiterait la fin du programme nucléaire iranien et la réouverture du détroit d’Ormuz, actuellement bloqué par Téhéran.

Du côté iranien, le ministère des Affaires étrangères a reconnu, selon l’AFP, que des messages en provenance de « pays amis » indiquaient une demande de négociations de la part des Etats-Unis. Les analystes interrogés par Al Jazeera soulignent que Téhéran veut dicter ses propres conditions pour sortir de la crise. Celles-ci incluraient la mise en place d’une force de dissuasion stricte, la levée des sanctions, des réparations financières pour les destructions subies lors des attaques américaines et israéliennes, ainsi que d’éventuels gains économiques liés au contrôle du détroit d’Ormuz.

Ces évolutions diplomatiques interviennent alors que Donald Trump fait face à une opinion publique américaine de plus en plus réticente quant au coût du conflit. Un sondage Reuters/Ipsos publié mardi révèle que 61 % des personnes interrogées aux États-Unis désapprouvent les attaques contre l’Iran. Cependant, les préparatifs militaires américains se poursuivent : les médias rapportent que des milliers de soldats de la 82e division aéroportée devraient être déployés au Moyen-Orient, venant s’ajouter aux 50 000 soldats déjà positionnés dans la région.

Sur le terrain, la dynamique militaire reste intacte. L’armée israélienne, par la voix de sa porte-parole Effie Defrin, a indiqué que ses plans de guerre restaient inchangés. Mardi soir, l’Organisation iranienne de l’énergie atomique a annoncé qu’une frappe avait touché l’enceinte de la centrale nucléaire de Bouchehr, sans causer de dégâts. En Israël, des tirs iraniens ont blessé mardi sept personnes, dont un nourrisson, tandis que Téhéran maintient un rythme élevé de tirs de missiles. Ces hostilités continues s’inscrivent dans le cadre d’une escalade régionale qui a récemment poussé plusieurs États voisins à se réunir lors d’un sommet à Riyad pour définir une posture de défense commune face aux tirs croisés.

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