Politique

Guy Marius Sagna appelle d’abord à la démocratie interne…

Mercredi dernier, la loi créant une chaîne parlementaire à l’Assemblée nationale a été adoptée à l’Assemblée nationale.

Dans l’exposé des motifs justifiant la création de cette chaîne parlementaire, la nécessité de : « Renforcer la démocratie représentative » et « Démocratiser l’action parlementaire » a été évoquée.

‎J’en ai profité pour dire que le « Renforcement de la démocratie représentative » et la « Démocratisation de l’action parlementaire » commencent d’abord au sein de l’Assemblée nationale et par le fonctionnement du Bureau. Dans les relations entre les députés membres du Bureau et les députés non membres du Bureau.

‎J’ai critiqué le manque de démocratie du Bureau dans ses relations avec la majorité des députés qui ne sont pas membres du Bureau.

‎La réponse d’un de mes collègues députés a été intéressante et résume la tactique parlementaire antidémocratique en cours depuis décembre 2024.

Jamais, au cours des 15 mois qui ont suivi son installation, les membres du Bureau de l’Assemblée nationale n’ont demandé une seule fois l’avis de la majorité des non-membres du Bureau avant de se rendre à une réunion du Bureau. Et j’ai ajouté : les avis et positions défendus par les membres du Bureau de l’Assemblée nationale sont leurs avis et non ceux de la majorité des députés qui n’ont jamais été consultés.

‎Réponse de mon collègue député : le Bureau de l’Assemblée nationale, les Commissions permanentes et leurs présidents, les groupes nationaux (CEDEAO, Francophonie, Parlement panafricain, etc.) et leurs chefs de délégation ont été élus par les députés. Est-ce que quelqu’un demande des instructions avant de se rendre à une réunion ? Non. C’est une question de confiance et de solidarité.

‎Mon collègue député estime que les membres du Bureau de l’Assemblée nationale n’ont pas à demander l’avis de la majorité des députés car ils doivent leur faire confiance comme ils font confiance aux autres.

Sauf qu’à plusieurs reprises, voire régulièrement, des députés critiquent le fonctionnement de l’Assemblée nationale et du groupe parlementaire et demandent une autre façon de faire.

‎- faiblesses extrêmes des propositions législatives et absence de commission d’enquête parlementaire
‎- Payé les dettes des députés de la 14ème législature : sans comptabilité au nom de la fiducie
‎- soutien financier des groupes parlementaires : sans rapport au nom de la confiance
‎- le soutien financier du groupe parlementaire PASTEF très insuffisamment investi dans l’élaboration des propositions législatives
‎-Les voitures des députés : sans concertation au nom de la confiance
‎- nomination aux postes : sans consultation au nom de la confiance
‎- cumul de postes pour certains députés
‎…

Autant de points sur lesquels les députés critiquent et les citoyens nous interrogent.

‎A tous ceux qui critiquent sincèrement la 15ème législature et le groupe parlementaire PASTEF et non de manière politique, à travers la réponse de mon collègue député, vous avez la cause explicative de la situation que vous critiquez.

‎Face aux critiques de plusieurs députés et citoyens, la réponse est : il faut faire confiance aux élus.

‎Vous savez désormais comment sont gérés l’Assemblée Nationale et le groupe parlementaire PASTEF. Vous savez maintenant, grâce à la réponse de mon collègue MP, pourquoi nous n’obtenons pas les résultats que vous espérez.

Ils se rendent aux réunions du Bureau de l’Assemblée nationale sans nous consulter et nous rendent compte ensuite de leurs décisions. C’est bien, mais il vaut mieux avoir l’avis des députés avant de s’y rendre.

‎Quels sont les enjeux de ce débat ?
‎1- Gestion ou gouvernance démocratique et transparente de l’institution qu’est l’Assemblée Nationale.
‎2- contribuer à transformer la gouvernance associative (ASC, GPF, etc.) et institutionnelle depuis l’Assemblée Nationale pour transformer le Sénégal et les Sénégalais.
‎3- renforcer la souveraineté populaire
‎…

‎Les mots qui précèdent ne s’adressent pas à ceux qui sont satisfaits du fonctionnement de l’Assemblée Nationale et du groupe parlementaire PASTEF.

Les mots qui suivent s’adressent à ceux qui ne sont pas satisfaits de la 15ème législature de l’Assemblée Nationale du Sénégal et du groupe parlementaire PASTEF.

‎GMS,






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