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Histoire n° 18 sur 25

Le prophète Sulayman (Salomon), maître des vents et des djinns

سليمان عليه السلام

Sulayman, fils de Dawud, reçoit un royaume sans équivalent : le vent est à son service, les djinns travaillent pour lui, il comprend le langage des oiseaux et des fourmis. Mais le Coran le montre surtout comme un serviteur reconnaissant et humble devant Allah.

Lecture : environ 6 min·Mis à jour le 11 octobre 2026
Fils d'Israël
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Père
Dawud
Don
La compréhension du langage des oiseaux
Royaume
Hommes, djinns, vent et oiseaux soumis
Reine
Celle de Saba', appelée Bilqis par la tradition
Sa sourate
Aucune ; l'essentiel est dans An-Naml (27)
Dans ce récit
  1. L'héritier de Dawud
  2. La vallée des fourmis
  3. La huppe et la reine de Saba
  4. Reconnaissance et humilité
  5. Les moments clés
  6. Ce que ce récit nous enseigne
  7. Son invocation
  8. Où le Coran en parle
  9. Questions fréquentes
  10. Testez vos connaissances

1.L'héritier de Dawud

« Sulayman hérita de Dawud » (27:16), c'est-à-dire de sa science et de sa prophétie. Il dit : « Ô gens, on nous a enseigné le langage des oiseaux, et nous avons été comblés de toute chose. C'est là le bienfait évident » (27:16). Allah lui rassemble des armées de djinns, d'hommes et d'oiseaux, rangées en bon ordre (27:17). Il lui soumet aussi le vent, qui souffle doucement sur son ordre (21:81 ; 38:36). Il fait couler pour lui une source de cuivre (34:12).

Les djinns travaillent pour lui : sanctuaires, statues, bassins vastes comme des réservoirs, marmites fixes (34:13). Ceux qui désobéissent sont châtiés. Le Coran précise aussi que Sulayman n'a jamais mécru : ce sont les démons qui ont enseigné la magie aux gens (2:102).

2.La vallée des fourmis

Une scène est restée célèbre : l'armée de Sulayman arrive dans la vallée des fourmis. Une fourmi dit : « Ô fourmis, rentrez dans vos demeures, de peur que Sulayman et son armée ne vous écrasent sans s'en rendre compte » (27:18). Sulayman sourit, amusé par ses paroles, et prie : « Mon Seigneur, inspire-moi la reconnaissance du bienfait dont Tu m'as comblé, ainsi que mes parents, et le fait de faire un bien que Tu agrées. Admets-moi, par Ta miséricorde, parmi Tes serviteurs vertueux » (27:19). Un roi tout-puissant qui s'arrête pour ne pas écraser des fourmis, et qui remercie.

3.La huppe et la reine de Saba

Un jour, Sulayman passe en revue les oiseaux et constate l'absence de la huppe : « Je lui infligerai un dur châtiment ou je la tuerai, à moins qu'elle ne m'apporte une preuve évidente » (27:20-21). Elle revient peu après : « J'ai appris ce que tu n'as pas appris. Je viens de Saba' avec une nouvelle sûre. J'ai trouvé une femme qui règne sur eux, comblée de toute chose et pourvue d'un trône magnifique. Je l'ai trouvée, elle et son peuple, se prosternant devant le soleil au lieu d'Allah » (27:22-24).

Sulayman écrit une lettre : « De la part de Sulayman, et elle est : Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Ne vous élevez pas contre moi, et venez à moi en soumis » (27:30-31). La reine consulte ses notables, choisit d'envoyer un cadeau, puis décide de venir (27:32-35). Sulayman refuse le cadeau : ce qu'Allah lui a donné est meilleur (27:36).

Avant son arrivée, Sulayman demande qui peut apporter son trône. Un djinn offre de le faire avant qu'il ne se lève de sa place, mais « celui qui avait la science du Livre » dit : « Je te l'apporterai avant que ton regard ne revienne à toi » (27:38-40). Voyant le trône devant lui, Sulayman dit : « Ceci est de la grâce de mon Seigneur, pour m'éprouver : serai-je reconnaissant ou ingrat ? » (27:40). Il lui fait ensuite entrer dans un palais au sol de cristal : elle croit à une étendue d'eau et retrousse ses vêtements. Il lui explique que c'est un palais pavé de verre. Elle dit alors : « Mon Seigneur, je me suis fait du tort à moi-même. Je me soumets, avec Sulayman, à Allah, Seigneur des mondes » (27:44).

Bilqis, le nom de la reine ? Le Coran dit seulement « une femme qui les gouverne ». Le nom Bilqis vient des récits de la tradition et n'est pas établi par un texte authentique.

4.Reconnaissance et humilité

Sulayman, comme son père, est loué : « Quel excellent serviteur ! Il était toujours repentant » (38:30). Il demande un royaume que nul ne possédera après lui (38:35), et Allah le lui accorde. Le Coran mentionne aussi un épisode où des chevaux de race le distraient de l'invocation jusqu'au coucher du soleil, et où il regrette et revient vers Allah (38:31-33). Un autre verset décrit une épreuve où il est « jeté sur son trône comme un corps », puis revient (38:34) : le Coran ne précise pas les détails.

Le Coran raconte aussi sa fin : Sulayman meurt appuyé sur son bâton, et les djinns, qui continuent de travailler, ne se rendent compte de sa mort que quand un ver ronge le bâton et qu'il tombe. Ils comprennent alors qu'ils ne connaissent pas l'invisible (34:14).

Les moments clés

  1. L'héritageIl hérite de Dawud la prophétie et la science.
  2. Les arméesHommes, djinns et oiseaux sont à son service.
  3. La vallée des fourmisIl sourit et remercie Allah.
  4. La huppeElle apporte la nouvelle du royaume de Saba'.
  5. La lettreIl appelle la reine à se soumettre à Allah.
  6. Le trôneIl est apporté en un instant.
  7. Le palais de cristalLa reine se soumet à Allah.
  8. La mortLes djinns réalisent qu'ils ne connaissent pas l'invisible.

Ce que ce récit nous enseigne

Le pouvoir est une épreuve« Est-ce pour m'éprouver, serai-je reconnaissant ? » : Sulayman voit sa puissance comme un test.
La reconnaissanceDevant les fourmis comme devant son trône, il remercie.
Le dialogue avec douceurSa lettre commence par « Au nom d'Allah ».
Écouter un petit messagerUne huppe lui apporte une nouvelle qu'il vérifie.
L'invisible appartient à AllahLa mort de Sulayman montre que même les djinns ne le connaissent pas.
Le repentir du puissantIl revient vers Allah dès qu'un bien le distrait.

L'invocation de Sulayman devant les fourmis

رَبِّ أَوْزِعْنِي أَنْ أَشْكُرَ نِعْمَتَكَ الَّتِي أَنْعَمْتَ عَلَيَّ وَعَلَىٰ وَالِدَيَّ وَأَنْ أَعْمَلَ صَالِحًا تَرْضَاهُ

« Mon Seigneur, inspire-moi la reconnaissance du bienfait dont Tu m'as comblé, ainsi que mes parents, et de faire une œuvre bonne que Tu agrées. » (sens approximatif)

Sourate An-Naml, verset 19

Où le Coran en parle

Ces liens ouvrent le texte du Coran sur quran.com. Lisez le texte lui-même : ce résumé n'en est pas la traduction.

Questions fréquentes

Sulayman était-il un magicien ?

Non. Le Coran précise : « Sulayman n'a pas mécru, mais les démons ont mécru en enseignant aux gens la magie » (2:102).

Comment s'appelait la reine de Saba' ?

Le Coran ne la nomme pas. Le nom Bilqis vient de la tradition, pas d'un texte établi.

Qui est « celui qui avait la science du Livre » ?

Le Coran ne le nomme pas. Les commentateurs ont proposé plusieurs noms (Asaf, par exemple), sans certitude. Le verset indique qu'Allah a fait cela par une science qu'Il lui avait donnée.

Où se trouve Saba' ?

Au Yémen, dans la région de Marib, selon la plupart des exégètes. Le Coran cite aussi sa chute (34:15-19).

Testez vos connaissances

Quel oiseau apporte à Sulayman la nouvelle de la reine de Saba' ?

Quelle a été la réaction de la reine de Saba' à la fin ?

Que dit Sulayman quand il voit le trône devant lui ?