« Ils reviennent à l’offensive », un nouveau dossier brûlant pour Bassirou Diomaye Faye

Le dossier des enseignants, brûlant et désormais incontournable, se retrouve sur la table du président Bassirou Diomaye Faye. Avec la radicalisation des syndicats et l’intensification des actions, le secteur scolaire sénégalais semble foncer vers une paralysie quasi totale. Les ponctions sur les salaires et les menaces administratives ne freinent en rien la détermination des enseignants, plus que jamais décidés à croiser le fer avec le gouvernement pour obtenir le respect des accords signés.
Hier, mardi, le G7 — coalition des syndicats d’enseignants les plus représentatifs — a lancé probablement son sixième plan d’actions. Ce plan fait suite à l’évaluation du cinquième, jugé insuffisant au regard des réactions du gouvernement, qualifiés de « timides » par les syndicalistes.
« Nous continuons à noter de la tergiversation et du dilatoire. Dans l’épreuve des solutions aux problèmes que posent les enseignants, nous avons eu droit aux menaces et aux ponctions tous azimuts qui ne respectent aucune norme. Ce que nous avons déclaré », a martelé Amidou Diédhiou, porte-parole du G7.
Pour les syndicats, ce dossier, chaud et prioritaire, est désormais directement sur la table du président Diomaye, qui doit en gérer toutes les implications. Les grèves, débrayages et autres actions programmées pour cette semaine sont la première illustration concrète de cette pression.
Menaces de recours internationaux
Dans la même dynamique, le secrétaire général du SELS a indiqué que les syndicats allaient saisir le Bureau international du travail (BIT) pour violation flagrante de la Convention 95 par le gouvernement du Sénégal. Boycott des évaluations, rétention des informations administratives et mobilisation s’accumulent dans les écoles font partie des mesures prévues.
Le dossier, sur la table du président Diomaye, s’enrichit de multiples fronts, chacun augmentant la pression sur l’exécutif. Les enseignants entendent transformer leurs revendications en obligations légales pour l’État, et aucun recul n’est envisagé.
Le Syndicat autonome pour le développement de l’éducation et de la formation (SADEF) a annoncé le lancement de son neuvième plan d’actions, dénonçant un gouvernement trop lent à appliquer les décrets signés en janvier dernier. Parmi leurs principales revendications figure l’allongement de l’âge de la retraite à 65 ans pour l’ensemble des enseignants.
Ce nouveau plan souligne que le dossier, déjà chaud, reste ouvert et prioritaire sur la table du président Diomaye. La radicalisation croissante des actions syndicales témoigne de l’urgence de trouver des solutions concrètes et durables.
Avec ces sixième et neuvième plans d’actions, les enseignants démontrent une détermination sans précédent. Pour le gouvernement, chaque jour qui passe accentue la pression et rend plus urgente la nécessité d’un dialogue constructif. Le président Bassirou Diomaye Faye se retrouve face à un dossier brûlant, où les enjeux financiers, sociaux et politiques se mêlent et où les réactions différées pourraient coûter cher au système éducatif.



