Israël frappe des zones inédites de Beyrouth pour cibler une ressource précise du Hezbollah

L’offensive militaire israélienne se poursuit avec intensité au Liban, marquant une nouvelle escalade dans le conflit. Au cours des dernières heures, au moins 16 personnes ont perdu la vie lors de frappes ayant visé la capitale, Beyrouth, ainsi que le sud du pays. Ces nouvelles pertes portent le bilan mondial à 687 morts, dont 98 enfants, en moins de deux semaines, tandis que plus de 800 000 civils ont été contraints de fuir leurs foyers.
Dans la capitale libanaise, les bombardements ont touché des secteurs jusqu’ici épargnés. Une frappe a ciblé un véhicule dans le quartier côtier de Jnah, tuant une personne. Peu après, un appartement du quartier de Nabaa, abritant une importante communauté arménienne, a été touché et ravagé par les flammes. Plus tard dans la journée, un drone a visé un immeuble résidentiel à Bourj Hammoud, en banlieue nord-est. Selon la chaîne Al Jazeera, l’armée israélienne ne vise pas uniquement des membres du Hezbollah, mais cherche également à anéantir les réserves d’argent liquide du mouvement, qui seraient dissimulées dans les sous-sols de ces bâtiments résidentiels.
Le sud et l’est du Liban subissent également un pilonnage continu. Neuf personnes, dont cinq enfants, ont été tuées à Arki, près de Sidon. Des frappes meurtrières ont aussi frappé Ain Ebel, Barish et Abba. Dans la vallée de la Bekaa, à Bar Elias, une attaque ciblant un responsable de la Jamaa Islamiya a coûté la vie à ses deux fils et l’a grièvement blessé. L’armée israélienne a par ailleurs détruit le pont de Zrarieh sur le fleuve Litani, le qualifiant de point de passage stratégique.
Sur le front politique, la pression s’intensifie sur le gouvernement libanais. D’après les informations d’Al Jazeera, les responsables israéliens, dont le ministre de la Défense Israël Katz, ont lancé un avertissement direct aux autorités de Beyrouth : si l’armée libanaise ne neutralise pas le Hezbollah, Israël prendra le contrôle du territoire. Bien que le Premier ministre libanais Nawaf Salam réaffirme sa volonté de restaurer la souveraineté de l’État, l’armée nationale hésite à intervenir, craignant qu’une confrontation interne ne provoque une fracture confessionnelle au sein de ses rangs.
En parallèle, le nord d’Israël fait face aux pommades de roquettes coordonnées par le Hezbollah et l’Iran. Les médias israéliens rapportent que 80 personnes ont été blessées dans la région de Galilée. Un missile a notamment endommagé un bâtiment à Kiryat Tivon, près de Haïfa, tandis qu’une trentaine de blessés ont été recensés à Zarzir. Ces tirs massifs saturent les systèmes de défense antiaérienne israéliens. L’impact de ces roquettes sur des villes à majorité palestinienne à l’intérieur d’Israël amène certains résidents à s’interroger publiquement sur la couverture et la conception du bouclier antimissile, qui peine à intercepter l’intégralité des projectiles.
Face à cette dégradation rapide, la diplomatie internationale tente de réagir. Le Qatar a fermement condamné les opérations israéliennes au Liban, dénonçant une violation manifeste du droit international humanitaire. Une position partagée par douze experts indépendants des Nations Unies, qui ont qualifié les assauts militaires en cours de violations flagrantes du droit international.


