Kagiso Rabada pourra-t-il retrouver son étincelle ? – Le courrier et le tuteur

Kagiso Rabada, lanceur rapide de Proteas
Mercredi, dans l’air étouffant et lourd de Delhi, le tableau de bord du stade Arun Jaitley racontait une histoire devenue inconfortablement familière aux fans de cricket sud-africains.
Alors que les Proteas démantelaient cliniquement les Émirats arabes unis pour maintenir leur parcours sans faute dans la Coupe du monde ICC masculine T20, la colonne statistique de Kagiso Rabada restait obstinément, presque par défi, vide. Quatre overs. Trente courses. Zéro guichet.
Pour un homme qui a passé la majeure partie d’une décennie comme fer de lance incontesté de l’attaque sud-africaine, ce « zéro » commence à avoir un poids psychologique bien plus grand qu’un simple chiffre.
Dans le monde trépidant du cricket T20, où l’élan est primordial, Rabada semble être un homme courant à fond sur un tapis roulant, faisant des efforts et atteignant des longueurs, tout en restant au même endroit pendant que ses coéquipiers galopent vers l’étape Super 8.
Ceux qui se trouvent dans le sanctuaire intérieur des Proteas n’ont pas encore appuyé sur le bouton de panique. À en croire ses coéquipiers, il ne s’agit pas d’une histoire de déclin technique mais plutôt d’une série incessante de malheurs sportifs.
Corbin Bosch, l’homme du moment, dont le record en carrière de 3/12 a déchiré l’ordre intermédiaire des Émirats arabes unis, n’a pas tardé à servir de bouclier humain à son partenaire principal. S’exprimant après avoir reçu son titre de Joueur du match, Bosch a insisté sur le fait que le leader de l’attaque n’était qu’une victime des marges les plus cruelles du match.
Il a noté que Rabada avait été « malchanceux » au début, citant spécifiquement un bord supérieur qui, un autre jour, se serait installé entre les mains d’un défenseur mais qui aurait plutôt navigué sur les cordes pendant six.
“Je pense qu’une ou deux balles ont bien résisté et j’ai obtenu le meilleur résultat. Je pense que nous avons gardé le plan assez simple.”
Le succès de Bosch, de son propre aveu, repose sur les fondations posées par Rabada et la sensation adolescente Kwena Maphaka. En regardant les quilleurs seniors « frapper fort sur le pont », Bosch a pu déchiffrer les messages énigmatiques du terrain de Delhi. Il récoltait les fruits de l’ouverture du score de Rabada, bénéficiant de la pression des vétérans.
“Je pense que KG a eu un peu de malchance au début avec un avantage supérieur de six”, a déclaré Bosch. « Heureusement, j’ai eu le luxe de regarder KG, Ana [Anrich Nortje]et Kwena [Maphaka] vaquer à leurs occupations. Je pense qu’il y en avait assez dans le guichet si vous frappiez assez fort sur le pont.
Cependant, la décision d’affronter Rabada dans ce qui était essentiellement un match « en caoutchouc mort » en dit long. Tandis que les autres piliers de l’équipe, Lungi Ngidi, Marco Jansen et l’indémodable Keshav Maharaj, étaient reposés et gardés dans du coton pour les batailles à venir, Rabada a été envoyé dans la chaleur.
La logique était claire : il avait besoin de rythme. Ayant perdu son guichet lors de quatre de ses sept derniers matches internationaux T20, le joueur de 30 ans est un chasseur qui a oublié le goût d’une mise à mort.
L’affrontement aux Émirats arabes unis a fourni un microcosme de son combat. Il n’y avait pas que les limites ; c’était le « presque » qui hantait son charme. Il y a eu la grande chance laissée par Quinton de Kock, un gardien de guichet dont les aiguilles sont généralement aussi fiables qu’une montre suisse mais qui, à cette occasion, n’a offert à Rabada qu’un haussement d’épaules d’excuse. Il y avait les bords qui tombaient dans le no man’s land et les livraisons qui frappaient la batte de la largeur d’une couture.
Alors que l’Afrique du Sud se prépare à passer des phases de groupes à l’environnement acharné des Super 8, le récit autour de Rabada va s’intensifier. Les Proteas sont invaincus, volant haut grâce aux frappes explosives de Dewald Brevis et à une unité de bowling qui a fait preuve d’une profondeur remarquable. Mais alors qu’ils envisagent une revanche à succès contre l’Inde à Ahmedabad, ils savent que la « profondeur » ne remplace pas le licenciement de Kagiso Rabada.
Dans le grand théâtre du cricket sud-africain, Rabada a souvent été le protagoniste qui livre l’acte final. Pour que les Proteas se débarrassent de leur bagage historique et remportent enfin un trophée mondial, ils ont besoin que Rabada soit plus que « malchanceux ». Ils ont besoin de lui pour trouver cette étincelle manquante, celle qui transforme un bon sort en un sort gagnant.
La route vers le Super Eight
Les Proteas tournent désormais leur attention vers un calendrier exigeant du Super Eight. Leur campagne reprend avec un affrontement sous haute tension contre l’Inde à Ahmedabad le dimanche 22 février, suivi d’un retournement rapide pour affronter les Antilles au même endroit le jeudi 26 février.
L’Afrique du Sud terminera ensuite cette étape du tournoi à Delhi, où elle affrontera le Zimbabwe le dimanche 1er mars.
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