la mort d’un détenu mexicain en Californie déclenché cette annonce de la présidente Sheinbaum

Un nouveau décès a été enregistré dans un centre de détention pour immigrés aux États-Unis. La mort de ce ressortissant mexicain s’inscrit dans un contexte de forte augmentation de décès en détention, suscitant une réaction officielle des autorités mexicaines.
Selon les informations d’Al Jazeera, José Guadalupe Ramos-Solano, un immigré mexicain, a été retrouvé inconscient la semaine dernière dans un centre de traitement en Californie. Son décès a été prononcé par la suite à l’hôpital. L’agence fédérale de l’immigration et des douanes (ICE) a indiqué que l’homme souffrait de plusieurs pathologies, dont le diabète et l’hypertension, et qu’il recevait des constantes médicales ainsi qu’un traitement quotidien.
Cette explication n’a pas apaisé les autorités de son pays d’origine. La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a exprimé son inquiétude face à cette tendance. Elle a annoncé aux médias que son gouvernement allait prendre plusieurs mesures pour protester contre la mort d’un énième ressortissant mexicain sur le sol américain. Ramos-Solano fait partie de quelque 14 détenus décédés sous la garde de l’ICE depuis le début de l’année.
Les défenseurs des droits humains remettent en question la qualité des soins médicaux prodigués dans ces installations. Les chiffres montrent une nette évolution de la mortalité : 32 personnes sont mortes sous la garde de l’ICE l’année dernière, contre 11 en 2024, année précédant le retour au pouvoir du Président Donald Trump. Parmi les autres victimes récentes figurent Mohommad Nazeer Paktyawal, un demandeur d’asile afghan de 41 ans transféré à l’hôpital pour des douleurs thoraciques, et Royer Perez-Jimenez, un Mexicain de 19 ans dont le décès survenu le 16 mars en Floride est susceptible d’être un suicide.
Si l’ICE présente souvent les immigrés décédés comme des criminels endurcis, plusieurs d’entre eux n’avaient aucun antécédent ou seulement des délits mineurs, à l’image de Perez-Jimenez, accusé de fraude et de résistance sans avoir été condamné. Certains cas ont également provoqué des appels à des enquêtes indépendantes. En janvier, l’ICE avait initialement déclaré que l’immigré cubain Geraldo Lunas Campos avait été victime d’une « détresse médicale ». Un médecin légiste a par la suite qualifié ce décès d’homicide. Le département de la Sécurité intérieure (DHS) a alors modifié sa version, affirmant que Campos avait violemment résisté au personnel de sécurité alors qu’il tentait de mettre fin à ses jours, perdant connaissance pendant la lutte.
Ces événements s’inscrivent dans le cadre de la campagne nationale de détention et d’expulsion lancée par le président Donald Trump depuis le début de son deuxième mandat en janvier 2025. Notre rédaction note que cette politique cible les immigrés sans papiers, mais également des résidents légaux, notamment ceux impliqués dans le militantisme contre la guerre à Gaza. En janvier dernier, des agents fédéraux avaient tué deux personnes dans le Minnesota lors d’une opération qui avait déclenché des manifestations à travers le pays.



