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L’Agence mondiale antidopage accepte de limiter l’utilisation des données des athlètes, selon l’organisme de surveillance

L’Agence mondiale antidopage a accepté de n’utiliser que les informations personnelles les plus sensibles des athlètes à des « fins antidopage », a annoncé mardi le commissaire canadien à la protection de la vie privée, mettant fin à une enquête de plusieurs années sur les pratiques de partage de données de l’agence.

Le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada a déclaré dans un communiqué que l’Agence mondiale antidopage s’engage à prendre une série de mesures qui contribueront à garantir que les organisations sportives internationales et les organisations antidopage n’utilisent pas les informations recueillies auprès des athlètes à d’autres fins.

“L’Agence mondiale antidopage a pour mission de protéger les données personnelles les plus sensibles de milliers d’athlètes du monde entier”, a déclaré le commissaire à la vie privée Philippe Dufresne.

“Je salue l’engagement de l’AMA à prendre des mesures pour garantir que ces informations soient utilisées uniquement aux fins pour lesquelles elles ont été collectées.”

L’Agence mondiale antidopage a déclaré à Global News dans un communiqué qu’elle était « heureuse » de conclure un accord de conformité et de résoudre l’enquête.

L’histoire continue sous l’annonce

“L’AMA prend très au sérieux la confidentialité des données des athlètes et s’est toujours conformée aux lois applicables en matière de confidentialité, y compris la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques (LPRPDE) du Canada”, a déclaré un porte-parole.

“L’AMA n’a pas toléré les violations de la vie privée au Canada ou ailleurs, mais elle est prête à travailler avec les régulateurs pour aborder les meilleures pratiques en matière de confidentialité.”

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Dufresne a lancé l’enquête en novembre 2024 après avoir reçu une plainte selon laquelle l’Agence mondiale antidopage avait divulgué des informations sur des échantillons biologiques à des fédérations sportives internationales, qui utilisaient ces informations pour évaluer l’aptitude sexuelle d’athlètes à leur insu ou sans leur consentement.

De telles actions, si elles étaient prouvées, violeraient la loi canadienne sur la protection de la vie privée, à laquelle l’agence basée à Montréal est tombée en 2015.

L’entente de conformité, signée par le directeur général et président de l’agence, stipule que l’Agence mondiale antidopage conteste les allégations et la compétence de Dufresne sur l’enquête.

“L’AMA est disposée à conclure cet accord pour résoudre l’enquête de la commission, mais l’AMA ne reconnaît aucune violation” de la LPRPDE, indique l’accord.


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L’Agence mondiale antidopage prolonge son séjour à Montréal



Cet engagement intervient peu après la conclusion des Jeux olympiques d’hiver en Italie, mais à trois mois du début de la Coupe du Monde de la FIFA au Canada, aux États-Unis et au Mexique.

L’histoire continue sous l’annonce

Selon les termes de l’accord, l’agence mettra à jour le Code mondial antidopage le 1er janvier 2027 afin de clarifier que les informations sur les athlètes collectées dans le système d’administration et de gestion antidopage ne doivent être utilisées qu’à des fins antidopage.

Il doit communiquer cette loi aux organisations de lutte contre la consommation de drogues dans le mois suivant la signature de l’accord et informer la commission de la vie privée de la manière dont il l’utilisera pour garantir que ces organisations la respectent au plus tard six mois après la signature.

L’Agence mondiale antidopage doit soumettre des rapports trimestriels au responsable de la confidentialité sur ses progrès dans la mise en œuvre de ses mesures correctives jusqu’à ce qu’elles soient pleinement opérationnelles.

Dufresne a le droit de demander une ordonnance du tribunal pour contraindre l’agence à se conformer s’il estime que les étapes prévues à l’entente n’ont pas été complétées.

“La décision de l’AMA de conclure cet accord ne constitue pas une acceptation de la compétence de l’OPC sur les questions discutées dans ce processus, et l’AMA se réserve ses droits à cet égard”, a déclaré un porte-parole de l’organisation à Global News.

“Cependant, l’AMA s’engage pleinement à remplir toutes les obligations contenues dans cet accord de conformité.”

&copier 2026 Global News, une division de Corus Entertainment Inc.

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