Société, Culture

Le chef de l’armée avertit « qu’aucune portion du territoire national ne sera cédée »

Le chef d’Etat-major des armées de la Guinée, le général Ibrahima Sory Bangoura s’est fermement prononcé tout empiètement sur les limites du territoire national.

Lors d’une réunion tenue le 14 mars 2026 à Conakry, le haut commandement militaire a fait le point des incidents qu’il y a eu récemment aux frontières avec le Libéria et la Sierra Léone, rapporte Anadolu.

Le haut gradé qui a fait le point des travaux, assure qu’il a des preuves incontestables que le territoire guinéen a été violé.

D’après la même source, le chef de l’armée guinéenne a indiqué que cette réunion tenue avec le ministre des Affaires étrangères est une instruction du président Mamadi Doumbouya. « Il nous a instruit de mettre à la disposition du ministère des Affaires étrangères toutes les données techniques qui prouvent à suffisance que le territoire guinéen a été violé », a expliqué le général Bangoura.

Le chef d’Etat-major indique que l’armée est prête à défendre sans concession, le territoire guinéen. « Il faut que la population guinéenne soit sûre qu’aucune portion de terrain ne sera cédée à qui que ce soit. Je voudrais préciser que l’armée ne va jamais faillir à sa mission de défense de l’intégrité du territoire. On fait la courtoisie, mais cela n’empêche qu’on fasse notre mission de défense », a averti le général Ibrahima Sory Bangoura.

Après la réunion avec l’armée, le ministère guinéen des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté a annoncé que le président Mamadi Doumbouya a convoqué un sommet de l’Union du Fleuve Mano pour discuter des différends au sujet de la gestion des espaces frontaliers entre la Guinée, le Libéria et la Sierra Léone. Le ministre n’a pas précisé de date pour la tenue de ce sommet.

Début mars 2026, des tensions ont éclaté à la frontière entre la Guinée et le Libéria dans la localité guinéenne de Kiéssènèye non loin de la ville de Guéckédou à environ 700 Km de Conakry. Le 08 mars, il y a eu une réunion de haut entre les gouvernements des deux pays mais elle n’a pas apaisé les tensions qui ont repris deux jours après.

De son côté, Monrovia souligne que les événements en question se déroulent dans le district de Foya sur le territoire libérien. Le Libéria a indiqué qu’un de ses citoyens a été blessé dans les échauffourées et a annoncé l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière.

A la suite de ces incidents, le ministre libérien de l’Information, Jerolinmek Matthew Piah, a signalé que « des efforts diplomatiques » sont en cours pour un règlement à l’amiable.

Avant le Libéria, c’est avec la Sierra Léone que la Guinée s’est disputée au sujet des limites de sa frontière.

Le 22 février, l’armée guinéenne a pris un arrêté 16 militaires sierra léonais qu’elle accusait d’avoir violé son territoire. Selon Conakry, les faits ont eu lieu dans le district de Kudaya, dans la préfecture de Faranah dans le centre de la Guinée à environ 500 km de Conakry.

Les autorités sierra léonaises ont soutenu quant à elle, une autre version. Elles font remarquer que des militaires guinéens sont entrés sur leur territoire et pour arrêter plusieurs militaires dont un officier. Freetown situe les faits dans la ville frontale de Kalleyereh, district de Falaba dans le nord-est de la Sierra Léone à environ 360 kilomètres de Freetown la capitale.

Cet incident a été réglé après une rencontre de haut niveau entre les deux gouvernements.

Le ministre sierra léonais des Affaires étrangères Alhadji Timothy Kabba, à la tête d’une délégation qui s’est rendue à Conakry, a pu obtenir la libération des arrêtés militaires après des discussions avec les autorités guinéennes.

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