Le concept «en route vers le 4 avril» pour marquer la contribution des médias

L’association de la presse locale (APL) de Thiès marque son empreinte sur les préparatifs de la fête de l’indépendance à Thiès. C’est à travers le concept «En route vers le 4 avril» qui s’inscrit dans le journalisme de solutions. Il consiste en des plateaux avec comme invités les différentes parties impliquées de l’organisation et qui sont diffusées en direct sur les radios locales et les plateformes numériques de la place.
La délocalisation de la fête de l’indépendance nationale à Thiès, en présence du président de la République Bassirou Diomaye Faye, est une question qui intéresse l’Association de la Presse Locale (APL). Mieux, elle a commencé à déployer un programme d’activités, pour apporter la contribution des médias dans ce processus.
C’est à travers la mise en œuvre du concept «En route vers le 4 avril» qui consiste à organiser des plateaux, pour recevoir les différentes parties représentent de l’organisation, avec une diffusion en direct et synchronisée sur les différentes radios de la place, mais aussi sur tous les sites internet. Cette approche fait suite à de nombreuses initiatives déjà déployées par l’association dirigée par Khady Youm de Thiès FM/RTS, qui prône le journalisme de solutions, pour rompre avec certaines habitudes. C’est Dr Babacar Diop Maire de la Ville qui a été la première personnalité invitée sur ce plateau co-animé par Babacar Ndao de Sud Fm et Khaly Nar Fall Chef de station de Thiès Fm RTS à Thiès.
Et hier, c’est Saër Ndao Gouverneur de la Région, qui était sur le plateau, dans les jardins de la gouvernance. « La contribution de la presse à ces festivités du 4 avril est déjà très significative et très bien appréciée par les populations », a-t-il déclaré. Parlant des préparatifs proprement dit, le Chef de l’Exécutif régional a laissé entendre qu’ils sont dans la dernière ligne droite et ils continuent. Il ajoute que tout se déroule très bien en fonction du timing impartial. Et à partir du 1er avril démarre la phase fatidique, avec une répétition générale sur le parcours du défilé.
À l’en croire, il s’agira alors d’apporter les correctifs nécessaires, avant d’aller vers le 4 avril. Toujours dans le cadre des préparatifs, il souligne que les moteurs sont en action partout, ce qui permet d’assainir le cadre, en vue d’installer les invités dans d’excellentes conditions. Thiès n’est pas à son coup d’essai, en ce qui concerne l’organisation du défilé national.
La ville a en effet abrité la délocalisation de la fête de l’indépendance en 1979 et d’après le Gouverneur Saër Ndao, c’est l’histoire qui se raconte à la jeune génération avec l’édition 2026. Il rappelle qu’en 1979, il y avait la délocalisation avec le Président Senghor qui est de la région de Thiès et cette année, c’est avec le Président Bassirou Diomaye Faye qui est aussi de la région. Le parallélisme des formes renvoie à l’idée qu’il n’y a pas de hasard cette fois-ci. «En tout cas, nous nous engageons, car ce n’est pas facile d’organiser une telle fête en si peu de temps. Mais cette situation nous a permis vraiment de mesurer nos capacités de réaction et d’adaptation et de remodeler les choses et d’avan».
Dans la capitale du Rail, un débat est mené autour de l’adhésion aux cartons d’invitation. A ce sujet, le Gouverneur précise d’abord que c’est Thiès qui organise et c’est Thiès qui invite. Mais l’espace est limité et calibré, et la sécurité ne permet pas d’aller au-delà. D’où la nécessité pour les uns et les autres, de comprendre qu’à cause de la capacité d’accueil, tout le monde ne peut pas être présent. Cependant, il est envisagé de mettre en place des dispositifs, qui permettront à tout le monde de pouvoir le défilé en temps réel et en virtuel.
Sur les opportunités qu’offre cette célébration, il est d’avis que c’est aussi une occasion de mettre en valeur toutes les potentialités de la région. Et il a insisté sur la nécessité pour chaque collectivité territoriale de se doter d’un plan de développement, pour mieux capter les investissements privés et publics, avec des projets structurants. Dans ce cadre, il est d’avis que l’intercommunalité constitue un outil important. Selon lui, l’intercommunalité est devenue aujourd’hui une réalité et il est urgent que les collectivités territoriales aillent vers cette perspective.



