Société, Culture

Le Coran contient tout, mais de manière codée

Le Centre International du Commerce Extérieur du Sénégal (CICES) a ouvert, le samedi 21 février 2026, une cérémonie de dédicace, autour du dernier-né de M. Mamadou Lamine Diallo, ingénieur, haut fonctionnaire international et leader du mouvement politique TEKKI. Son ouvrage, intitulé “À la recherche du code divin : Une algèbre secrète du Coran”, Dans cet ouvrage, il entreprend d’interroger le texte coranique avec les outils de la méthode scientifique : formulation d’hypothèses, élaboration d’une démarche reproductible et confrontation critique.

Pour lui, le Coran n’est ni un traité de chimie ni un manuel de mathématiques au sens classique. Il soutient cependant que « tout y est codé » et que l’effort humain consiste à décrypter cette architecture cachée. L’ambition affichée est d’offrir aux scientifiques musulmans un cadre méthodologique leur permettant d’explorer, avec rigueur, les correspondances entre texte sacré et lois scientifiques.

Publié le 23 janvier dernier par les Presses Universitaires de Dakar et préfacé par l’éminent philosophe Souleymane Bachir Diagne, ce livre a attiré une foule nombreuse, composée d’universitaires, d’hommes d’État, d’étudiants et de proches de l’auteur. La cérémonie a été marquée par un panel, modéré avec brio, par le professeur Abdoul Aziz Kébé, islamologue. Aux côtés de l’auteur Mamadou Lamine Diallo, ont pris place des figures majeures de la pensée et de la politique sénégalaise : le professeur Souleymane Bachir Diagne de l’Université Columbia, le philosophe Alioune Sall, l’enseignant-chercheur Moussa Samba de l’EBAD, ainsi que Madame Aida Mbodj, ancienne ministre et patronne de la DER. La présence de sommités comme les professeurs Abdoulaye Elimane Kane et Bouba Diop, ou encore l’ancien Premier Ministre Mamadou Lamine Loum, a témoigné de l’importance de l’événement.

M. Diallo, dont le parcours académique est aussi brillant qu’atypique (ancien élève de l’École Polytechnique de Paris et économiste à la Banque Mondiale), a expliqué la genèse de ce projet intellectuel. Il est revenu sur une interrogation d’enfance : comment concilier sa foi musulmane avec les découvertes scientifiques, comme l’alunissage américain que ses maîtres coraniques lui disaient impossible ? C’est ce questionnement, ravi des années plus tard en constatant l’engouement pour les « miracles scientifiques » du Coran, qui l’a poussé à entreprendre seul ses recherches.

« TOUT EST CODÉ » : LA THÈSE DE L’OUVRAG

L’ouvrage, fruit de nombreuses années de recherche, propose une méthode inédite pour interroger le Coran. Mamadou Lamine Diallo, de par sa double culture scientifique et islamique, postule que si le Coran n’est « ni un livre de chimie ni un livre de physique », il contient tout, mais de manière codée. « Tout est codé, et donc l’effort doit être fait par l’humain pour pouvoir découvrir ce code-là », at-il expliqué, appelant les scientifiques musulmans à « avoir un peu de courage et de hardiesse à aller interroger le Coran » pour accélérer les découvertes. C’est précisément sur ce point que se concentre la préface du professeur Souleymane Bachir Diagne. Prenant la parole, il a qualifié l’œuvre de « livre qui parle de l’architecture du monde ». Revenant sur la tradition pythagoricienne et la philosophie des nombres, il a souligné que le « tour de force » de Mamadou Lamine Diallo est d’avoir étudié cette architecture en profondeur, en s’appuyant sur la tradition arabe où les lettres correspondantes aux nombres. « La manière dont Mamadou Lamine Diallo se sert de cela pour nous introduire dans les pensées et les spéculations les plus importantes… est véritablement une leçon dont nous pouvons tous profiter », a déclaré le philosophe, saluant une œuvre majeure au caractère universel.

L’HOMMAGE À L’HOMME

Au-delà de l’intellectuel, la cérémonie a aussi été un vibrant hommage à l’homme. Amis et proches, dont l’ancienne ministre Aïssatou Mbodj, ont tenu à témoigner de ses qualités humaines et de son engagement. Des anecdotes sur son passage à l’Assemblée nationale et sa rigueur intellectuelle ont été partagées, dressant le portrait d’un homme de conviction, fidèle à ses idées et à ses proches. En ce mois de Ramadan, le modérateur Abdoul Aziz Kébé a conclu en soulignant la pertinence de ce « second regard » porté sur le Coran, une invitation à la réflexion et à la découverte des « choses subtilement cachées » dans le Livre sacré, pour guider l’humanité vers le savoir.

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