Politique

Le Costa Rica est d’accord avec Donald Trump sur un nombre précis de transferts par semaine

L’administration américaine continue de mettre en œuvre sa politique d’expulsion des migrants vers des pays tiers. Dans ce contexte, un nouvel accord bilatéral vient d’être signé en Amérique centrale pour organiser ces transferts de manière régulière.

Selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera, le Costa Rica a annoncé qu’il accueillerait chaque semaine 25 migrants expulsés des États-Unis. Cet accord s’inscrit dans la politique de Donald Trump visant à orienter les expulsions d’immigrés vers des pays tiers. L’accord a été officiellement signé lundi lors de la visite de Kristi Noem, l’envoyée spéciale américaine récemment nommée pour superviser l’initiative baptisée « Bouclier des Amériques ».

Le ministre costaricain de la Sécurité publique, Mario Zamora Cordero, a confirmé jeudi dans une déclaration vidéo que son pays était prêt à faire face à ce flux de personnes. Le gouvernement costaricain précise qu’il s’agit d’un accord migratoire non contraignant permettant à l’administration de Donald Trump de transférer des ressortissants étrangers. Les personnes concernées seront traitées conformément aux lois locales et bénéficieront d’un statut migratoire spécial. Le pays se réserve le droit de valider ou de rejeter les propositions de transfert, tout en s’engageant à ne pas renvoyer d’individus vers des territoires où ils risqueraient d’être persécutés.

De son côté, Kristi Noem a salué ce partenariat avec le gouvernement du président Rodrigo Chaves, soulignant l’objectif de renvoyer les personnes en situation irrégulière dans leur pays d’origine. Le responsable américain est actuellement en tournée en Amérique latine, avec des visites récentes en Guyane et en Équateur.

Ces accords de transfert, déjà signés par des pays comme le Rwanda, le Honduras, le Soudan du Sud et plusieurs îles des Caraïbes, font l’objet de vives critiques de la part des défenseurs des droits humains. Ces derniers pointent le risque de placer les populations vulnérables dans l’insécurité juridique, souvent dans des pays dont elles ne parlent pas la langue.

Le Costa Rica a également connu un précédent l’an dernier avec l’accueil de 200 déportés venus de Russie, de Chine, d’Ouzbékistan et d’Afghanistan. La détention prolongée de ces individus, dont près de la moitié étaient mineurs, a conduit la Cour suprême du pays à ordonner leur libération en juin dernier. Pour cette nouvelle vague de transferts, Mario Zamora Cordero a assuré que les déportés seraient maintenus dans de meilleures conditions, en collaboration avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), sans toutefois détailler les lieux ni les durées de détention.

Un récent rapport du personnel démocrate de la commission des affaires étrangères du Sénat américain indique que l’administration de Donald Trump a déjà alloué au moins 40 millions de dollars pour expulser environ 300 migrants vers des pays autres que le leur.

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