Le Pastef brise le silence face à la polémique

Les réactions se multiplient au Sénégal à la suite d’un article publié par le Financial Times, évoquant l’existence supposée d’une « dette cachée » dans la gestion actuelle des finances publiques. Face à ces accusations, plusieurs responsables ont pris la parole pour contester ces allégations et défendre la politique budgétaire du gouvernement.
Parmi eux, Babo Amadou Badirecteur général du Fonds de promotion touristique (FPT), a réagi publiquement à travers une publication sur les réseaux sociaux. L’économiste remet en cause la notion même de « dette dissimulée », estimant que les mécanismes financiers évoqués relèvent d’un cadre légal clairement défini par la Loi de finances initiale (LFI) pour l’année 2026.
S’appuie sur des dispositions précises du document budgétaire, il souligne que la loi autorise expressément le ministre chargé des Finances à mobiliser des ressources financières importantes. Celles-ci incluent notamment le recours à l’emprunt, la réception de dons ou encore la mise en place d’instruments financiers, sur les marchés nationaux et internationaux. Selon lui, le montant global des ressources mobilisables, évalué à plus de 6 266 milliards de francs CFA, s’inscrit dans une logique de gestion transparente et encadrée par les textes en vigueur.
Dans cette perspective, Babo Amadou Ba insiste sur le fait que l’utilisation d’instruments financiers, y compris les plus complexes, ne constitue pas une pratique occulte, mais bien un mécanisme courant dans la gestion moderne des finances publiques. Il estime ainsi que les accusations de dissimulation ne reposent pas sur des éléments fondés, mais sur une interprétation erronée des outils budgétaires.
De son côté, Amadou Baministre de la Culture et du Tourisme, a également apporté une réponse ferme à ces critiques. Dans une déclaration publique, il a vivement énoncé les prises de position de certains acteurs qu’il accuse de remettre en cause la crédibilité financière du pays.
Le ministre rappelle notamment que l’usage de certains instruments financiers, tels que les « Total Return Swaps » (TRS), avait déjà été évoqué de manière transparente par Cheikh Dibaministre des Finances, devant l’Assemblée nationale plusieurs mois auparavant. Selon lui, ces outils ont été mobilisés dans le but de faire face aux engagements hérités du régime précédent, en référence à Benno Bokk Yakaar.
Amadou Ba affirme ainsi que le gouvernement actuel s’inscrit dans une dynamique de continuité en assumant les obligations financières contractées antérieurement. Il soutient que les autorités respectent leurs engagements en matière de dette publique, tout en veillant à préserver la stabilité économique du pays.
Adoptant un ton particulièrement critique, le ministre s’en est pris à certains détracteurs qu’il qualifie d’« antipatriotes ». Il les accuse d’avoir anticipé un éventuel défaut de paiement du Sénégal, dans l’espoir d’une intervention du Fonds monétaire international (IMF). Selon lui, ces positions sont en décalage avec la réalité actuelle, marquée par le respect des engagements financiers de l’État.



