Société, Culture

le précédent juridique sur lequel s’appuie sur la riposte de la Fédération

La Confédération africaine de football (CAF) a officiellement modifié le dénouement de la Coupe d’Afrique des Nations en désignant le Maroc champion sur tapis vert, annulant ainsi le résultat acquis sur le terrain par le Sénégal. Face à cette décision, les instances dirigeantes du football sénégalais ont défini leur stratégie de riposte.

La Fédération sénégalaise de football (FSF) a été fermement condamnée pour la perte de son titre. Dans un communiqué officiel publié mercredi, l’instance qualifie cette mesure d’« injuste, sans précédent et inacceptable », estimant qu’elle jette une ombre sur le football africain. Selon les informations rapportées par Al Jazeera, la FSF a annoncé son intention d’initier un appel dans les plus brefs délais devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) basé à Lausanne, en Suisse.

Ce revirement découle d’une décision du jury d’appel de la CAF, rendue mardi. L’instance a donné une suite favorable à la réserve marocaine, jugeant que la sortie du terrain des joueurs sénégalais lors de la finale du 18 janvier constituait un motif valable de disqualification. En conséquence, le résultat du match a été transformé en une victoire de 3-0 en faveur du pays hôte.

Sur la pelouse de Rabat, le Sénégal s’était pourtant imposé 1-0 grâce à un but de Pape Gueye à la 94e minute, lors des prolongations. L’incident à l’origine de la sanction est produit à la fin du temps réglementaire, lorsqu’une sanction a été accordée au Maroc. Cette décision a provoqué une interruption de 14 minutes, initiée par le sélectionneur sénégalais Papa Bouna Thiaw, qui a par la suite écopé d’une longue suspension. L’attaquant Sadio Mané s’était alors illustré en s’efforçant de ramener ses coéquipiers sur l’aire de jeu.

À la reprise, l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala a autorisé la poursuite de la rencontre. Le Maroc a raté le penalty, entraînant les deux équipes en prolongations. Si le jury d’appel de la CAF estime que l’abandon temporaire du terrain enfreint le règlement du tournoi et justifie un forfait, le dossier sénégalais s’appuie sur une disposition technique précise : les lois du jeu stipulent que la décision de l’arbitre de faire reprendre le match est définitive.

Un cas de jurisprudence examiné par le TAS en 2019 figure également parmi les éléments du dossier. Lors de la finale de la Ligue des champions de la CAF, le club marocain du Wydad Casablanca avait quitté le terrain pour protester contre l’assistance vidéo (VAR). La CAF avait alors ordonné de rejouer le match, annulant la décision de l’arbitre qui avait déclaré l’Espérance de Tunis vainqueur. Saisi de l’affaire, le TAS avait désavoué la CAF et confirmé le sacre du club tunisien, rappelant l’autorité finale de l’arbitre sur le terrain.

L’ancien sélectionneur du Sénégal (1988-1992), Claude Le Roy, a réagi à cette actualité sur une chaîne de télévision française. « Personne n’aurait pu imaginer une telle déclaration deux mois après la finale », a-t-il affirmé, indiquant que les décisions arbitrales sont régulièrement remises en cause par l’instance continentale depuis plusieurs années.

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