Société, Culture

Le projet de Macky Sall pour l’ONU

(SénéPlus) – L’ancien président sénégalais sort enfin du silence. Dans un document de six pages transmis le 2 mars aux autorités onusiennes, Macky Sall expose sa vision pour redresser une Organisation des Nations unies qu’il juge confrontée à « une défiance croissante » et à « un risque d’affaiblissement sans précédent ». Révélations sur un programme ambitieux qui mise sur la réforme du multilatéralisme.

Selon Jeune Afrique, qui a eu accès au document confidentiel, l’ancien locataire du Palais de la République ne mâche pas ses mots. “Le monde traverse aujourd’hui une crise profonde”, écrit Macky Sall dans sa note intitulée “Ma vision comme candidat au poste de Secrétaire général des Nations unies”, adressée à l’Allemande Annalena Baerbock, présidente de la 80e session de l’Assemblée générale, et à l’Américain Michael G. Waltz, président du Conseil de sécurité pour mars 2026.

Pour le candidat sénégalais, l’organisation “se trouve elle-même confrontée à un défiance croissante, à un manque d’efficacité et à un risque d’affaiblissement sans précédent, alors même que son potentiel est immense”. Son verdict est sans appel : l’ONU “doit être réformée, rationalisée et modernisée”.

D’après JA, Macky Sall articule sa vision autour de trois axes stratégiques : “forger une vision intégrée de la paix, de la sécurité, du développement et de la prospérité partagée ; rénover et revitaliser le multilatéralisme ; renforcer la gouvernance des Nations unies”.

“Je souhaite travailler pour faire de l’ONU une plateforme stratégique revitalisée, ancrée dans ses missions originelles, adaptée aux réalités du présent et du futur, capable de reconstruire la confiance entre les États membres, de prévenir les crises, de contribuer à résoudre les conflits, de promouvoir le développement et de protéger les populations vulnérables”, détaille-t-il dans son programme, selon le média panafricain.

Réformer le Conseil de sécurité et valoriser les organisations régionales

L’ex-chef d’État avance des propositions concrètes, notamment sur la réforme tant attendue du Conseil de sécurité, tout en prônant une redynamisation de l’Assemblée générale. Mais sa vision va plus loin : il estime “nécessaire de soutenir une collaboration plus étroite entre les Nations unies et les organisations ou les mécanismes régionaux, en particulier dans les domaines de la prévention et du règlement des conflits, dont les coûts exorbitants constituant aujourd’hui une lourde charge pour l’Organisation”, indique JA.

Macky Sall justifie sa candidature par un parcours qu’il juge unique : “quatre décennies de gestion des affaires publiques” au Sénégal et une expérience internationale “en tant que président en exercice de l’Union africaine, du Nepad et de partenariats régionaux et globaux”, rappelle le document cité par Jeune Afrique.

Son style de gouvernance ? “Un leadership fondé sur l’expérience et le pragmatisme, le respect et la souveraineté des États et une gestion prévisible, disciplinée et orientée vers les résultats”, promet-il. Son objectif : œuvrer pour une ONU qui “assure la paix et la sécurité, utilise ses ressources avec sagesse et produit des résultats que les gouvernements peuvent défendre devant leurs citoyens”.

La candidature, assortie d’un curriculum vitæ de deux pages, a été transmise correctement par l’ambassadeur Zéphyrin Maniratanga, représentant permanent à l’ONU du Burundi, pays qui assume depuis peu la présidence tournante de l’Union africaine, précise Jeune Afrique dans son article signé Mehdi Ba.

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