Le SYDEPS alerte sur un risque d’exclusion et réclame un procès équitable

Pour le SYDEPS, ce vaste recrutement constitue une réponse attendue aux défis structurels du secteur de la santé. L’organisation estime que l’intégration de nouveaux agents pourrait contribuer à améliorer l’offre de soins, à réduire la surcharge des structures de santé et à renforcer la couverture nationale. Mais cette opportunité, insiste-t-elle, doit bénéficier à tous les diplômés légalement reconnus, sans discrimination entre établissements de formation.
Au cœur des préoccupations du syndicat se trouve le sort des titulaires de la Licence en soins infirmiers et obstétriques (LSIO), option soins infirmiers et obstétricaux, issues des établissements privés et publics agréés. Le SYDEPS craint que certains diplômés légalement reconnus soient exclus du processus. Il appelle donc tous les titulaires de LSIO à se mobiliser, à s’inscrire massivement sur la plateforme officielle de la Fonction Publique et à déposer des dossiers complets et conformes aux exigences fixées.
Le communiqué évoque également un précédent qui alimente les inquiétudes. Lors d’un appel à candidatures pour le recrutement de 220 sages-femmes, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique (MSHP) aurait, selon le syndicat, exclu les diplômées légalement reconnues au profit de diplômes délivrés sous son autorité, sans respecter pleinement les conditions légales de reconnaissance.
Plus récemment, lors de la réunion de suivi du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance durable et inclusive (PNSS-CID) tenue le 18 février 2026, des propos attribués au directeur des ressources humaines du MSHP auraient laissé entendre que le recrutement annoncé viserait principalement à régulariser les agents contractuels travaillant déjà au sein du ministère et des établissements publics de santé.
Face à ces éléments, le SYDEPS se pose une question centrale : s’agit-il d’un recrutement véritablement ouvert, basé sur le mérite et l’égalité des chances, ou d’un mécanisme de régularisation interne qui exclurait de facto les diplômés légalement reconnus ?
Le syndicat rappelle que la délivrance et la reconnaissance des diplômes relèvent des ministères compétents en matière d’enseignement supérieur et de formation professionnelle et que toute procédure de recrutement dans la fonction publique doit respecter le principe constitutionnel d’égalité entre les candidats.
En conséquence, le SYDEPS appelle le Ministre de la Fonction Publique à ce que toutes les garanties nécessaires soient apportées pour assurer un processus transparent, équitable et véritablement ouvert à tous les diplômés légalement reconnus.
Attaché au dialogue institutionnel et à la primauté de l’intérêt général, le syndicat réaffirme sa détermination à défendre les droits académiques et professionnels des diplômés et assure qu’il veillera à ce que ce recrutement national se déroule sous le sceau de la transparence, de l’équité et de la justice.



